ALGER - Le coordonnateur pour la lutte contre le terrorisme de l'Union européenne (UE), Gilles De Kerchove, a relevé lundi à Alger "l'immense" expérience de l'Algérie en matière de lutte et de prévention contre le terrorisme.

M. De Kerchove s'exprimait dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience accordée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à de hauts fonctionnaires européens qui ont tenu avec leurs homologues algériens une réunion préparatoire à la deuxième session du dialogue stratégique Algérie-UE sur les questions sécuritaires et la lutte contre le terrorisme, prévue en octobre prochain à Alger.

"Je me réjouis beaucoup de la rencontre d'aujourd'hui à Alger où, en compagnie de collègues de la Commission européenne et du service européen pour l'action extérieure, nous préparons la deuxième session du dialogue stratégique que M. Messahel et la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, coprésideront en automne prochain"

Il a relevé que ce dialogue est "extrêmement important" pour l'UE, compte tenu, a-t-il dit, du rôle "stratégique et central" de l'Algérie et son "immense expérience" en matière de lutte et de prévention contre le terrorisme.

Le responsable européen a indiqué que sa rencontre avec Messahel a permis de "baliser l'état des relations bilatérales qui sont extrêmement riches dans divers domaines qu'il s'agisse de la cyber-sécurité, de la prévention de la radicalisation, du financement du terrorisme ou de l'échange d'analyses sur la situation régionale, particulièrement au Sahel". "J'étais très content de revoir M. Messahel que je connais depuis huit ans et je suis toujours extrêmement intéressé par ses analyses, étant donné sa connaissance approfondie de la région et de l'ensemble des grands défis en matière de sécurité", a-t-il affirmé.

La première session de ce dialogue stratégique de haut niveau a été lancée le 19 octobre 2017 à Bruxelles, sous la direction de M. Messahel et Mme Mogherini, rappelle-t-on.

Par Lucie Prisca Condhet N'zinga

Le consul général de France est arrivé au terme de sa mission, quatre ans après avoir atterri au Congo, particulièrement à Pointe-Noire.

Le diplomate a indiqué qu'il quittait le Congo, lors de son discours à l'occasion de la célébration de la fête nationale française, le 14 juillet, à sa résidence. Il a assuré que son pays va continuer à accompagner le Congo en ces temps de crise et renouvelé sa reconnaissance aux autorités de la place. «Nous devons plus que jamais affirmer notre unité, scruter notre histoire et porter toujours plus haut la voix de l'humanisme, une voix nécessaire, qui promeut, partout et toujours, la Liberté, l'Egalité, la Fraternisé , notre devise qui promeut partout et toujours la paix, le dialogue, la tolérance, la reconnaissance des diversités sociales et culturelles. Telle est l'action menée par la France en Europe et dans le monde. Tel est l'objectif que poursuit le président de la République, Emmanuel Macron, à la fois dans sa dimension mémorielle et dans l'action», a souligné Jean Luc Delvert, parlant de son pays.

Cette double approche, a-t-il indiqué, se manifestera de manière évidente, en novembre prochain, dans le sillage de la commémoration du centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, lors du forum de Paris sur la paix qui réunira une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement autour d'une plate-forme qui rassemblera les forces qui pensent que l'action collective, la coopération, les institutions, la régulation, le multilatéralisme demeurent indispensables pour organiser le monde et répondre aux défis auxquels ils sont confrontés. « Ce sont là les valeurs de la France », a-t-il précisé.

Le départ de Jean Luc Delvert intervient quelques jours après qu'il a été élevé au grade d'Officier de l'Ordre national du mérite congolais par le président de la République. Un honneur exceptionnel dont il s'est dit fier en saisissant la portée. Il a renouvelé sa reconnaissance aux autorités de la ville qui l'ont soutenu et s'est dit heureux d'avoir travaillé aux côtés de ses compatriotes pendant ces quatre années. Parlant des actions réalisées, il a notamment cité la modernisation du lycée consulaire Charlemagne, les questions de sécurité à travers le réseau actif de responsables d'ilots volontaires et de correspondants sureté des entreprises, l'action de l'Association française d'entraide et de bienfaisance et le développement des outils de communication.

Evoquant la situation socio-économique difficile du Congo, le consul général de France a indiqué: « Dans ces moments difficiles, la France demeure résolument aux côtés du Congo. M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, l'a réaffirmé au président de la République, Denis Sassou N'Guesso, lors de sa visite à Brazzaville le 7 juin dernier. M. Bruno Lemaire, ministre de l'Economie et des finances, en avait également témoigné lors de sa visite le 13 avril dernier».

Il a fait état des projets conduits par l'Agence française de développement qui sont en cours de réalisation au Congo, précisément en matière d'infrastructures (projets de drainage d'eaux pluviales et l'accompagnement de la modernisation du port autonome de Pointe-Noire), de formation (soutien au Cefa pour lequel la partie congolaise doit s'investir et respecter les engagements), d'éducation (programme pour l'enseignement supérieur dans le cadre du contrat de désendettement et de développement), de santé et de diversification de l'économie du Congo.

«Mais aucun soutien d'où qu'il vienne, ne suffira, s'il n'y a pas une prise de conscience de la réalité du contexte actuel et un changement radical de comportement», a-t-il souligné, souhaitant que les négociations avec le Fonds monétaire international s'accélèrent enfin, pour le bien du pays. Jean Luc Delvert a souhaité également le renforcement de leur partenariat avec la Chambre de commerce de Pointe-Noire. Il a suggéré la refondation des partenariats plus équilibrés pour renforcer le tissu socio-économique du pays. «En mobilisant ses forces vives, en se réformant, le Congo réussira parce qu'il a tous les atouts pour y parvenir», a-t-il estimé.

Pour ce qui est du volet culturel, pour Jean Luc Delvert, le Congo, terre de culture qui a nourri des artistes majeurs, dont l'œuvre inspire et éclaire le monde, devrait professionnaliser les filières et confier des responsabilités à des personnalités qui ont démontré leurs compétences et leurs valeurs.

On a noté sur les lieux de la cérémonie, la présence de l'exposition réalisée par Fabienne Bidou, directrice de l'IFC, avec l'aide d'Aimée Mambou Gnali et bien d'autres, pour célébrer la mémoire de Tchicaya U'Tamsi. Jean Luc Delvert a salué l'action menée par Fabienne Bidou avec laquelle « il partage la volonté de porter la culture partout dans la ville».

La résidence du consul général de France, devenue un lieu ouvert, un lieu de rencontres et d'échanges par sa volonté, a accueilli un grand monde. Autorités de la ville, anciens combattants, jeunes du lycée de Mpaka, fidèles spectateurs et amis de l'espace Yaro de Loandjili, acteurs de la société civile engagés dans les actions sociales et artistes, ont pris part à cette célébration que Jean Luc Delvert a voulue solennelle mais aussi populaire, festive et amicale, animée par des artistes de la place.

« Sœurs d'ange » est comme un coup de gueule contre un système machiste dans lequel l'oppression de la femme est presque rentrée dans les mœurs alors que les politiques ne cessent de chanter l'émancipation de la femme, l'égalité du genre, la parité homme-femme et blablabla... L'auteure togolaise Afi Gbegbi présente ce mercredi 18 juillet à 11h au Festival d'Avignon cette lecture dans le cadre du cycle Ça va, ça va le monde !, organisé par RFI, jusqu'au 19 juillet dans le jardin de la rue Mons. Entrée libre.

Soeurs d'ange : Trois jeunes femmes âgées de vingt à trente ans se retrouvent dans un cimetière autour de la tombe de leur mari qu'elles prétendent avoir tué. Elles fument, boivent, jouent de la musique, chantent et dansent pour l'empêcher de reposer en paix. Se venger encore et toujours d'une vie violente pour tenter de s'émanciper.

Afi W. Gbegbi alias Marie-Jo est une artiste polyvalente de 34 ans. Réalisatrice de formation, elle est aussi auteure, comédienne, performeuse. Parmi ses textes, Après Gomorrhe a été lu à l'Univers des mots 2016 en Guinée Conakry, Mère la seule ou Moi non plus ont été mis en scène par le Béninois Saendou Amadou. Elle a représenté le Togo deux fois dans le cadre du FISH, le Festival International de Slam et d'Humour, organisé au Niger.

En partenariat avec la Chartreuse /CNES. Avec le soutien du Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France du Togo et l'Institut français du Togo.

Le cycle « Ça va, ça va le monde ! » est coordonné par Pascal Paradou, adjoint à la directrice de RFI en charge des opérations culturelles et de la Francophonie, et dirigé par le metteur en scène Armel Roussel dont la compagnie (e)utopia participe à la production avec le soutien de Wallonie Bruxelles International. Il bénéficie aussi du soutien de la SACD dans le cadre de son action culturelle radiophonique et de l'attention précieuse de l'Institut Français.

Au Festival d'Avignon, les lectures «Ça va, ça va le monde!» sont à écouter tous les matins entre 11h et 12h dans le Jardin de la rue de Mons et puis sur les ondes de la radio mondiale, tous les dimanches, du 29 juillet au 2 septembre à 12h10. Le cycle est coordonné par Pascal Paradou, adjoint à la directrice de RFI en charge des opérations culturelles et de la Francophonie.

SAMEDI 14 JUILLET 2018 :

« La poupée barbue », d'Edouard Elvis Bvouma (Cameroun), Prix Théâtre RFI 2017.

Lu par Charlotte Ntamack et Wilfried Manzanza (batterie).

Dirigé et mis en scène par Armel Roussel.

Diffusion sur l'antenne de RFI : dimanche 29 juillet à 12h10.

DIMANCHE 15 JUILLET 2018 :

« Les cinq fois où j'ai vu mon père », de Guy Regis Junior (Haïti)

Sur une proposition du Festival des Francophonies en Limousin.

Lu par Thomas Dubot et Caroline Berliner.

Création sonore : Pierre-Alexandre Lampert.

Dirigé et mis en scène par Armel Roussel.

Diffusion sur l'antenne de RFI : dimanche 5 août à 12h10.

LUNDI 16 JUILLET 2018 :

« Que ta volonté soit Kin », de Sinzo Aanza (République démocratique du Congo).

Lu par Tom Adjibi, Jessica Fanhan et Consolate Siperius.

Création sonore : Pierre-Alexandre Lampert.

Dirigé et mis en scène par Armel Roussel.

Diffusion sur l'antenne de RFI : dimanche 12 août à 12h10.

MARDI 17 JUILLET 2018 :

« Retour de Kigali », de Mandali Léon Athanase, Désiré Bigirimana, Amélie Durand, Elitza Gueorguieva, Jean Delacroix Hakizimana, Aimée Ishimwe, Jean-Paul Kayumba, David Lopez, Louise Mutabazi, Natacha Muziramakenga, Elise Rida Musomandera, James Rwasa, Aimable Twiringiyimana, Cécile Umutoni.

Texte collectif coordonné et traduit par Dorcy Rugamba et Olivia Rosenthal (Rwanda/France).

Lu par Estelle Marion, Nirere Shanel (chant), Juan Medina (guitare acoustique), Maxime Moro (basse) et Frédéric Poli (batterie-percussions).

Dirigé et mis en scène par Armel Roussel.

Diffusion sur l'antenne de RFI : dimanche 19 août à 12h10.

MERCREDI 18 JUILLET 2018 :

« Sœurs d'ange », de Afi W. Gbegbi (Togo).

Lu par Rehab Mehal, Jessica Fanhan, Annette Gatta et Anthony Marcon (basse).

Création sonore : Pierre-Alexandre Lampert.

Dirigé et mis en scène par Armel Roussel.

Diffusion sur l'antenne de RFI : dimanche 26 août à 12h10.

JEUDI 19 JUILLET 2018 :

« Le bal de Ndinga », de Tchicaya U Tam'si (Congo-Brazzaville).

Lu par Tom Adjibi, Alvie Bitemo, Serge Demoulin, Lamine Diarra, Daddy Kamono Moanda et Yatsiona (multi-instruments).

Dirigé et mis en scène par Armel Roussel.

Diffusion sur l'antenne de RFI : dimanche 2 septembre à 12h10.

Par Rousseau-Joël Foute

Au deuxième jour de la visite officielle de Son Altesse Eminentissime Fra'Giacomo Dalla Torre Del Tempio Di Sanguinetto, arrivé hier à Yaoundé, une audience avec le chef de l'Etat Paul Biya est prévue ce mardi en mi-journée.

Tapis rouge et haie d'honneur hier en début de soirée au Pavillon d'honneur de l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Il est 18h30 lorsque le Falcon 900 « Tour de France » ayant à son bord le Grand Maître de l'Ordre Souverain de Malte s'immobilise. Quand Son Altesse Eminentissime Fra'Giacomo Dalla Torre Del Tempio Di Sanguinetto descend de l'aéronef, il est accueilli par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang.

Après une chaleureuse poignée de mains entre les deux hommes, la jeune Afia Amani Mbarga, élève à l'Ecole Les Coccinelles du Palais de l'Unité, souhaite la bienvenue et un agréable séjour à l'illustre hôte et lui remet un bouquet de fleurs au nom du président de la République, de Mme Chantal Biya et du peuple camerounais.

Puis, sont présentées au Grand Maître les autres personnalités venues l'accueillir. Parmi elles, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda et l'ambassadeur du Cameroun auprès du Vatican et de l'Ordre Souverain de Malte, Antoine Zanga.

Le Premier ministre et le Grand Maître prennent ensuite la direction du Pavillon d'honneur. En face de l'entrée de l'édifice, l'hôte du Cameroun salue de la main les groupes de danse qui rivalisent d'adresse avant de se rendre au Salon d'honneur pour un entretien qui a duré une quinzaine de minutes avec le chef du gouvernement.

A 18h50, les deux personnalités prennent place à bord d'une limousine et le cortège s'ébranle vers la capitale. Cette visite officielle qui s'achève jeudi prochain sera marquée cette mi-journée par l'audience au Palais de l'Unité du Grand Maître de l'Ordre Souverain de Malte avec le président de la République.

Demain, il va visiter le camp des réfugiés de Gado Badzere dans la région de l'Est et jeudi, il se rendra à l'hôpital Saint-Jean de Malte de Njombé dans la La coopération entre le Cameroun et l'Ordre Souverain de Malte est vieille de plusieurs décennies. Le Cameroun figure en effet parmi les premiers Etats africains à avoir noué des relations diplomatiques avec l'Ordre Souverain de Malte en 1961.

Le Cameroun est représenté auprès de l'Ordre par son ambassadeur près le Saint-Siège, Antoine Zanga, tandis que Jean-Christophe Heidseck est son représentant auprès de l'Etat camerounais à Yaoundé. C'est la deuxième fois que Yaoundé accueille le Grand Maître de l'Ordre Souverain de Malte en visite officielle.

Le prédécesseur de l'actuel dirigeant, Son Altesse Eminentissime Fra'Andrew Bertie, qui a régné de 1998 à 2008, a effectué une visite officielle au Cameroun, du 20 au 22 février 2006.

Au tribunal de Dakar, après une semaine de suspension, le procès de Khalifa Sall reprend ce mercredi matin 18 juillet. En première instance, le maire de la capitale a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie.

Le juge doit aujourd'hui trancher sur la demande de libération formulée par les avocats de Khalifa Sall et également décider comment intégrer dans la procédure l'arrêt de la cour de la Cédéao, arrêt qui indique que le maire n'a pas eu le droit à un procès équitable et qui provoque de vives tensions au sein de la classe politique sénégalaise.

Il a tout fait pour éviter cela, mais le juge Demba Kandji se trouve plongé au coeur de la tumultueuse marmite politique. Coup pour coup. Communiqué contre démenti. Conférence de presse quasi quotidienne.

Les pro et anti-Khalifa Sall s'écharpent en effet sur cet arrêt de la cour de justice de la Cédéao. Arrêt qui condamne clairement l'Etat du Sénégal, sa police et sa justice dans sa gestion de la procédure contre Khalifa Sall mais balayé d'un revers de la main par Seydou Gueye, le porte-parole du gouvernement qui estime au contraire que la Cédéao n'est pas supérieure aux juridictions nationales.

Faux, archifaux, répliquent les proches de Khalifa Sall et surtout ses nombreux avocats qui ont multiplié les sorties pour rappeler à l'Etat qu'il n'a pas le choix, qu'il doit se soumettre à la Cour de justice de la Cédéao, cour qui, si elle estime que le procès en première instance n'a pas été équitable n'a jamais demandé l'arrêt des poursuites et la libération immédiate de Khalifa Sall comme le veulent ses avocats.

Ce procès déjà très politique l'est donc encore plus et le juge Demba Kandji va donc devoir trancher sous cette intense pression des deux camps.

Par Correspondance

René Emmanuel Sadi est donc au Tchad, pour rencontrer Idriss Deby. Les raisons sont évidentes, car la fin de ce règne est sanglante et le sera encore plus.

Biya, 85 ans, est encercle par les conflits militaires dans trois parties du pays, l'Extrême Nord et le Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l'Est, et sur tous ceux-ci, son armée est en train d'être défaite. Chicotée.

Or il a devant lui l'élection qui décidera de sa survie, tandis que son armée est en train de subir défaite sur défaite au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, ou elle est pratiquement enlisée. Les miliciens bulu du BIR sont mis sans caleçon par des jeunes qui il y'a six mois étaient des bendskinneurs. Ils paradent aujourd'hui même a Bamenda, comme si l'armée n'existait pas.

Et l'armée n'existe plus - car dans quel pays cela est-il possible? Ou? Le gouverneur du Sud-Ouest a vu son convoi attaqué, le sous-ministre français a vu son convoi attaqué. Même le Ministre de la défense (Mindef ) a du prendre la fuite, son convoi ayant été aussi attaqué par les vipers, sur cette route qui est la plus dangereuse du Cameroun - l'axe Buea-Douala.

Limbe vient d'entrer dans la danse, la ville pétrolière, le nerf du pouvoir. Il est clair que le régime est acculé sur le plan militaire, et va jouer cette carte a Ndjamena.

Le Tchad a toujours été la rescousse pour Yaoundé - en 1940 déjà, entre 1960-1970, et évidemment depuis 2014, dans la lutte contre Boko Haram.

Il s'agit d'étendre le mandat des soldats tchadiens qui sont déjà impliqués au Nord du pays, pour les faire venir a Yaoundé tuer les Camerounais qui veulent chasser Biya. La guerre civile camerounaise devient régionale.

Le 7 octobre, les frontières maritimes, terrestres, aériennes, seront fermées pour 48 heures. Internet sera coupé. Le couvre-feu sera imposé sur l'ensemble du pays pendant 48h, avec interdiction de mouvement dans les centres ville - pour une élection qui se fera déjà sans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, dans 8/10 régions donc.

Les résultats de l'élection seront sous embargo pendant deux semaines. Dans ce pays frappé de noir pour si longtemps, les Tchadiens vont tuer, tuer, tuer. Couper les tètes comme entre 1960-1970. On les appelait alors les mafi.

Le 7 octobre sera sanglant a Yaoundé.

Concierge de la république

communiqué de presse

Tunis — Un tribunal marocain a condamné un journaliste de renom à trois ans de prison sous l'accusation douteuse de non-dénonciation d'une menace contre la sécurité de l'Etat, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les autorités avaient déjà poursuivi Hamid El Mahdaoui, connu pour ses opinions politiques critiques, à plusieurs reprises, notamment pour des chefs d'accusation qui violaient son droit à la liberté d'expression pacifique. Il finit actuellement de purger une peine d'un an de prison pour « incitation à participer à une manifestation non autorisée. »

Le 28 juin 2018, le tribunal de première instance de Casablanca a condamné El Mahdaoui à la peine de prison assortie d'une amende de 3 000 dirhams (271 Euros), sur la base d'un appel téléphonique qu'il avait reçu, au cours duquel un homme déclarait son intention de fomenter des troubles armés au Maroc. Le tribunal a récusé la ligne de défense principale d'El Mahdaoui, selon laquelle en tant que journaliste célèbre, il recevait régulièrement des appels d'inconnus, et qu'il avait conclu que les déclarations inconséquentes de cet homme étaient dénuées de toute de crédibilité et ne justifiaient pas d'alerter les autorités. Le journaliste a fait appel du jugement.

« À en croire les autorités marocaines, les accusations contre Hamid El Mahdaoui relèvent de la protection de la sécurité nationale », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « En fait, cette affaire relève plutôt de l'usage arbitraire de la loi contre un journaliste critique, par des autorités qui ont déjà radicalement réduit le champ de la libre expression au Maroc. »

El Mahdaoui avait été arrêté le 20 juillet 2017 à Al Hoceima, chef-lieu de la région du Rif, dans le nord du Maroc. La veille, sur l'une des places publiques de la ville, il avait publiquement condamné la décision du gouvernement d'interdire une manifestation prévue pour le 20 juillet par le « Hirak », un mouvement qui organisait des manifestations depuis octobre 2016 pour protester contre la négligence gouvernementale dont le Rif ferait l'objet. Le 11 septembre 2017, il a été condamné pour incitation à participer à une manifestation interdite.

Peu après son arrestation, El Mahdaoui a été transféré à Casablanca en même temps que 53 activistes du Hirak. Un procès collectif de presque un an s'est ensuivi. Alors que le procès touchait à sa fin, le tribunal a dissocié les activistes du Hirak d'El Mahdaoui, et a jugé ce dernier individuellement sous l'inculpation de « non-dénonciation de tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'État ». Le 26 juin, les activistes du Hirak ont été déclarés coupables de « rébellion » et d'organisation de manifestations non autorisées, et condamnés à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison.

Le procès d'El Mahdaoui était entièrement basé sur des conversations téléphoniques datées du 27 et 28 mai 2017, et dont la police judiciaire avait obtenu la teneur en mettant sur écoute la ligne de son interlocuteur, selon des documents présentés au tribunal. La défense d'El Mahdaoui a soutenu, sans succès, que le tribunal devrait classer l'affaire sans suites au motif que ces écoutes téléphoniques étaient juridiquement irrecevables. En effet, selon un document judiciaire consulté par Human Rights Watch, la police n'avait reçu l'ordre de placement sur écoute du procureur que le 30 mai, c'est-à-dire après la date de l'enregistrement des conversations litigieuses.

Lors de ses appels, l'interlocuteur s'est présenté, sous le nom de « Noureddine », comme un activiste marocain anti-monarchiste basé aux Pays-Bas, toujours selon les documents judiciaires. Lors d'une conversation de 23 minutes datée du 27 mai, « Noureddine », identifié ultérieurement par la police sous le nom de Brahim Bouazzati, a affirmé que lui et d'autres personnes avaient l'intention d'importer clandestinement au Maroc des armes en provenance de Russie et d'« acheter des chars » afin d'appuyer militairement le mouvement Hirak.

Au tribunal, El Mahdaoui a argué avec insistance que « Noureddine » n'avait aucune crédibilité et que ses plans n'étaient guère plus que « des discours creux. » Il a affirmé qu'à ses yeux, ces déclarations ne méritaient pas une couverture médiatique, et ce en dépit de l'insistance de son interlocuteur lors des conversations téléphoniques enregistrées - qui ont été données à entendre au tribunal - pour qu'il en fasse état publiquement.

Selon le quotidien Le Monde, El Mahdaoui a déclaré au sujet de « Noureddine »: « Je le considérais comme un fou, un menteur ou quelqu'un qui cherchait à me piéger [... ] Je n'ai jamais pris ses dires au sérieux. »

Les attendus du tribunal justifiant la culpabilité d'El Mahdaoui n'ont pas encore été publiés. Toutefois, à aucun moment du procès, auquel Human Rights Watch a assisté, l'accusation n'a présenté de preuves que le journaliste savait la menace assez sérieuse pour justifier d'alerter les autorités, ou que sa décision de ne pas la considérer comme telle relevait de la négligence criminelle.

Selon le droit international, le droit pénal doit être clair, précis et appliqué de manière telle que n'importe quel individu puisse raisonnablement être en mesure de prédire qu'un acte particulier (ou son omission) est assimilable à un crime.

El Mahdaoui, qui dirigeait le site internet badil.info avant que son emprisonnement n'entraîne sa fermeture, est devenu très populaire au Maroc à force de diffuser, sur les réseaux sociaux, des vidéos dans lequelles il émettait des opinions politiques et sociales, ou conduisait des entretiens avec des personnalités publiques. Il avait été précédemment condamné pour dissémination de « fausses nouvelles » dans des affaires impliquant le ministre de la Justice de l'époque, un gouverneur et le chef de la police nationale. Dans les deux premières affaires, le tribunal avait condamné El Mahdaoui à des peines de prison avec sursis. La troisième affaire avait été classée après que le plaignant eut abandonné les poursuites.

« En condamnant El Mahdaoui à trois ans de prison simplement pour n'avoir pas rapporté des menaces extravagantes, les autorités marocaines envoient un message glaçant à ce qui reste de journalistes indépendants dans le pays : 'nous pouvons vous traîner dans les tribunaux sous n'importe quel prétexte' », a affirmé Sarah Leah Whitson.

En Afrique du Sud, Barack Obama a prononcé mardi 17 juillet le traditionnel discours annuel d'hommage à Nelson Mandela, devant 15 000 personnes à Johannesburg. Le premier président noir des Etats-Unis a dressé un tableau plutôt sombre du monde actuel, entre repli sur soi et peur de l'autre. Barack Obama a appelé à raviver l'héritage de tolérance et d'unité prôné par Nelson Mandela. L'Afrique du Sud fête cette année le centenaire de naissance de cette icône mondiale et ses dirigeants - notamment le président Cyril Ramaphosa - comptent bien capitaliser sur l'événement.

Assis aux côtés de Barack Obama, souvent penché vers lui, Cyril Ramaphosa n'a prononcé qu'un bref discours. A demi-mot, il a souligné sa proximité passée avec Nelson Mandela, qui voyait en lui son dauphin : « Alors que notre nation est remplie d'un espoir renouvelé, je ne cesse d'entendre la voix de Madiba, juste à mon oreille, qui me dit : "Je t'envoie pour servir la nation". Mon premier discours devant le Parlement a été inspiré par Nelson Mandela. Son esprit est parmi nous aujourd'hui. »

L'année du centenaire de naissance de Nelson Mandela est sans doute une aubaine pour Cyril Ramaphosa, pressé de s'inscrire dans les pas de l'icône pour mieux rompre avec les années Zuma.

Pourtant, l'héritage de l'icône de la lutte contre l'apartheid est de plus en plus critiqué, notamment par les plus jeunes, frustrés par les inégalités et la pauvreté, et par les malversations de leurs dirigeants.

Pour les ramener vers lui à moins d'un an des élections nationales, Cyril Ramaphosa aime rappeler qu'il a été adoubé par Nelson Mandela lui-même et qu'il est capable de faire revivre son héritage.

■ Reportage : les jeunes partagés sur l'héritage de Mandela

Dans le centre-ville de Johannesburg, Prince, 22 ans, et ses amis, sortent tout juste de l'université. Pour lui, Nelson Mandela est tout simplement LE héros national : « Il est courageux, intelligent et sage. De mon point de vue, son héritage est encore pertinent. Il a changé nos vies. Avant, l'opinion d'un homme ne comptait pas. Aujourd'hui, nous avons la possibilité de nous exprimer et de nous faire entendre. »

Un peu plus loin, Sandile, lui aussi étudiant, émet quelques réserves sur l'action du prix Nobel de la Paix. « Politiquement, dit-il, il est toujours pertinent. Mais pas économiquement. Nous avons achevé le combat pour la liberté, et l'intégration. Mais notre combat maintenant, c'est l'égalité économique ! »

L'inégalité économique entre Noirs et Blancs est encore criante aujourd'hui, comme l'a montré le débat sur la distribution des terres, encore détenues à 75% par les Blancs. Mzwakhe avait 18 ans lors de l'élection de Mandela, un vendu selon lui : « Nelson Mandela a été placé là par les libéraux. Il plaidait pour la paix alors tous les Sud-Africains aiment Mandela car il a amené la paix. Mais il a fait le choix d'être un négociateur et donc il n'a pas pu tout obtenir. Par exemple, il nous a donné le droit de vote. Mais qu'a vraiment changé le droit de vote ? Est-ce que le droit de vote a rempli nos assiettes ? Non. »

Mzwakhe et le mouvement de conscience noir sud-africain reprochent au prix Nobel de la Paix ses négociations restées secrètes avec le régime de l'apartheid.

■ L'hommage de Barack Obama à Madiba

« Toute génération a la capacité de refaire le monde. Mandela disait : "La jeunesse est capable, quand elle est exaltée, de faire tomber les tours de l'oppression et de soulever l'étendard de l'espoir". C'est un bon moment pour s'exalter. C'est un bon moment pour s'enflammer.

Et pour ceux d'entre nous qui se sentent concernés par l'héritage que nous célébrons aujourd'hui, par l'égalité, la dignité, la démocratie, la solidarité, la bonté... Ceux d'entre nous dont le cœur, à défaut du corps, reste jeune. Nous avons le devoir d'aider notre jeunesse à réussir. »

L'Etoile du Sahel, à l'extérieur, a frappé fort en disposant aisément des Mbabane Swallows sur le score de 3 buts à zéro. Karim Aouadhi (14'), Maher Hannachi (32'), deux nouveaux arrivants, et...

Par Alain Zama

Finies les émotions fortes de la Coupe du monde "Russie 2018", place désormais à la Ligue des champions de la Caf.

Pour les hostilités de la 3è journée du groupe A qui s'ouvrent le...

Après Rabat 2010 et Gaborone 2014, Alger accueille la troisième édition des Jeux Africains de la Jeunesse (JAJ), du 18 au 28 juillet 2018. Des JAJ réservés aux athlètes au moins de 18 ans et...

LUBUMBASHI - Le MC Alger s'est incliné mardi face au TP Mazembe 1 à 0 (mi-temps : 0-0), en match disputé au stade de Lubumbashi comptant pour la 3e journée (Gr.B) de la phase de poules de la Ligue...

Par Firmin Oyé

Le document stratégique a été approuvé le 12 juillet à Brazzaville, au cours d'une rencontre organisée par le gouvernement en partenariat avec le système des Nations unies.

Le texte définit la politique à mettre en exergue dans le suivi, l'évaluation et la mise en œuvre de quatorze Objectifs de développement durable (ODD), parmi les dix-sept que le gouvernement devra réaliser à court terme. Il a été validé au cours d'un atelier placé sous l'égide de la ministre du Plan, de la statistique et de l'intégration régionale, Ingrid Olga Ebouka Babackas. Les travaux ont réuni des experts et chefs d'agences du système des Nations unies, des directeurs généraux de ce ministère ainsi que les directeurs des études et de la planification venus de plusieurs ministères.

Les participants ont examiné minutieusement les initiatives menées par le gouvernement congolais dans le processus de mise en oeuvre des ODD contenus dans le rapport, avant sa validation à l'unanimité. Ce document définit la nature ou la mesure des efforts à réaliser dans le suivi-évaluation et la mise en œuvre des quatorze premiers ODD, sur les dix-sept que le gouvernement a inscrits dans son programme d'action.

Les défis à relever dans le cadre de ces ODD visent, entre autres, à éliminer la pauvreté et la faim, en assurant une politique alimentaire fiable à travers la promotion de l'agriculture durable, la bonne santé et la promotion du bien-être pour tous.

Dans ces ODD, on y note aussi la volonté d'assurer l'accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d'égalité, de promouvoir les possibilités d'apprentissage ainsi que de garantir l'égalité des sexes.

« Cet atelier est une opportunité d'échanges sur les initiatives menées par le Congo dans le processus de mise en œuvre des ODD depuis qu'ils ont été officiellement lancés le 12 décembre 2016. Ces ODD s'inscrivent dans le prolongement des Objectifs du millénaire pour le développement dont le Congo a enregistré des avancées notables », a précisé la ministre du Plan, Ingrid Olga Ebouka Babackas.

Ces ODD intègrent l'agenda 2030 des Nations unies et seront présentés au forum politique de haut niveau sur le développement durable qui se tient à New York, aux Etats-Unis d'Amérique.

À la faveur de ces assises, un focus spécial portera sur divers thèmes, parmi lesquels l'accès à l'eau, à l'assainissement, aux services énergétiques fiables, durables et modernes ainsi que la préservation des écosystèmes terrestres, en veillant à la gestion durable des forêts et en luttant contre la désertification.

« Les différents progrès accomplis par la République du Congo ont toujours été la résultante du travail de notre nation. C'est ainsi qu'il m'est permis de croire que ce nouvel engagement des ODD convenu au niveau international bénéficiera de la synergie nationale, propre à relever les points de croissance et la qualité de vie de la population », a conclu Ingrid Olga Ebouka Babackas.

Par Libé

L'état d'avancement des travaux au centre d'une réunion au ministère de l'Intérieur

Une réunion du comité de pilotage du programme de développement des provinces du Sud a été tenue mercredi à Rabat, en vue de faire le point sur l'état d'avancement des projets inscrits dans le cadre de ce programme.

Présidée par le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, cette réunion a été l'occasion de faire le point sur l'état d'avancement des projets inscrits dans le cadre du Programme de développement des provinces du Sud et d'identifier les obstacles auxquels sont confrontés certains projets.

A cette occasion, les membres du Comité se sont dit satisfaits des taux «très importants» de réalisation des différents projets programmés.

Le bilan de la mise en œuvre des projets de développement inscrits dans le programme intégré est positif et connaît un taux «très important» en termes de réalisation et de mobilisation des ressources, a relevé le président de la région Dakhla-Oued Eddahab, Ynja Khattat, se réjouissant du rythme de réalisation des principaux projets intégrés dans la région.

Les projets routiers et ceux de raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national ont connu également un rythme important de réalisation, a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse à l'issue de cette réunion.

Il a aussi noté l'achèvement prochain du projet de dessalement de l'eau de mer qui permettra l'irrigation de 5.000 hectares, affirmant que ce projet aura un impact positif sur les jeunes et l'investissement dans la région. Pour sa part, Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, a précisé que le taux d'avancement des projets est d'environ 48%, saluant le niveau des engagements financiers des départements gouvernementaux participants et du partenariat entre les différents intervenants.

Le niveau de réalisation avance selon les délais préfixés, ce qui profitera amplement à la région, a-t-il poursuivi.

De son côté, la secrétaire d'Etat chargée de l'Eau, Charafat Afailal, a salué les taux avancés de réalisation des projets dans tous les secteurs et l'»engagement fort» des départements ministériels et des trois régions afin d'accélérer la réalisation des projets programmés.

Tous les engagements pris par le département de l'Eau sont en cours de réalisation et couvrent des projets de protection contre les inondations et des installations hydrauliques de différentes capacités (petite, moyenne et grande) avec un taux de réalisation d'environ 100%, a-t-elle fait savoir.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed El Aaraj, a relevé, quant à lui, des «taux importants» de mise en œuvre du programme de développement des provinces du Sud, particulièrement en ce qui concerne les travaux et les études.

Il a, dans ce sens, noté le lancement d'appels d'offres relatifs au programme de développement, notamment en ce qui concerne les centres culturels.

La réunion s'est déroulée en présence de ministres, de représentants des départements concernés, des organismes, instances et établissements publics ainsi que des entreprises contributrices.

Un segment ministériel du Forum politique de haut-niveau sur le développement durable s'est ouvert hier à New York.

Le Premier ministre Komi Selom Klassou a présenté mardi le rapport du Togo concernant la mise en œuvre des Objectifs du développement durable (ODD).

'Le gouvernement, sous la houlette du Président de la République, a conduit, dans une approche inclusive, un diagnostic détaillé qui a permis de dégager une vision claire du Plan National de Développement (PND). Ce programme, qui couvre la période (2018- 2022) constitue désormais l'unique cadre de référence', a indiqué M. Klassou.

Il a effectué une présentation détaillée de la stratégie menée par le Togo pour parvenir aux objectifs fixés par les Nations Unies.

Une stratégie en trois axes qui prend en compte la situation géographique du Togo, l'existence d' infrastructures de transports e qualité (port et aéroport de classe internationale) et un climat la paix et de la sécurité propice à l'investissement.

Ces atouts devraient faire du pays un un hub logistique et un centre d'affaires de premier ordre dans la sous-région.

Dans cette optique, les autorités militent pour l'amélioration du climat des affaires et un s'évertuent a créer un contexte favorable au secteur privé.

Lors de son exposé, le chef du gouvernement a souligné que l'objectif du Togo était de promouvoir l'agriculture qui joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et contribue à 40% au produit intérieur brut (PIB). Sans oublier que ce secteur offre de l'emploi à plus de 70% de la population active.

Le gouvernement vient d'ailleurs de lancer un mécanisme de financement original en faveur du monde agricole, le MIFA, basé sur le partage de risques et l'accès facile au crédit.

Mais les pouvoirs publics ne se contentent pas d'aider les producteurs, ils veulent les accompagner vers l'industrie de transformation avec la création d'agropoles.

Le dernier axe de cette stratégie repose sur la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d'inclusion.

'Le vrai défi ici est de combattre les causes premières de la pauvreté en offrant un meilleur accès à des services sociaux et infrastructures de base aux populations vulnérables. C'est surtout le cas dans les domaines de l'éducation, de la santé et de l'accès à un système de protection sociale viable', a indiqué Komi Selom Klassou.

La lutte contre la pauvreté passe par l'amélioration de la qualité de vie des populations. Energie, assainissement, eau potable sont les priorités du gouvernement.

'La motivation majeure du PND est de susciter à la fois une viabilité économique, sociale et environnementale', a expliqué le chef du gouvernement.

Il a conclu son intervention par un appel lancé à la communauté internationale pour un accompagnement soutenu du Programme national de développement.

En attendant, le Togo va compter sur ses propres forces pour financer le programme sur ses propres ressources grâce aux réformes relatives à l'assainissement du cadre macroéconomique, à l'amélioration de l'efficacité des dépenses publiques et à la lutte contre la corruption ; ensuite avec la participation du secteur privé et enfin sur les institutions financières et les partenaires en développement.

A l'ouverture du segment ministériel du Forum politique de haut-niveau sur le développement durable, deux hauts responsables de l'ONU ont exhorté les Etats à redoubler d'efforts pour réaliser les 17 Objectifs de développement durable (ODD) qu'ils se sont fixés.

A 12 ans de l'échéance des ODD, la Vice-Secrétaire générale de l'ONU Amina J. Mohammed et le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies Miroslav Lajčák ont souligné que les efforts déployés sont au ralenti et que de nombreux défis persistaient.

Entre 2015 et 2016, le nombre des malnutris est passé de 777 millions à 815 millions, a alerté Amina J. Mohamed, ajoutant que la pauvreté est devenue urbaine et que les jeunes ont trois fois plus de chance d'être au chômage que les adultes.

Pour Miroslav Lajčák, les gains réalisés, contre l'extrême pauvreté, n'ont pas profité à tous. « Dans certaines parties du monde - en particulier en Afrique subsaharienne - les gens vivent encore dans des conditions que la plupart d'entre nous ne pouvaient même pas imaginer », a-t-il dit.

Le Président de l'Assemblée générale a rappelé que des personnes meurent encore de maladies qui peuvent être soignées ou prévenues, que des enfants ne reçoivent toujours pas une éducation de qualité, et que de nombreuses femmes et filles restent exclues ou opprimées.

L'accès à l'assainissement reste encore hors de portée pour des millions de personnes, a rappelé Mme Mohammed. En 2018, une personne sur six n'a toujours pas accès à l'eau potable. « Cela signifie que, chaque minute, un enfant meurt d'une eau contaminée, ou d'une mauvaise hygiène ou d'un (manque) assainissement », a dit M. Lajčák.

La Vice-Secrétaire générale a déclaré que le taux de progrès dans l'accès à l'énergie renouvelable n'est pas assez rapide. En Afrique, plus de 250 millions de personnes n'ont pas d'accès à l'énergie propre pour la cuisson.

« Et, il est presque difficile de croire qu'aujourd'hui - à l'ère numérique - il y a encore des gens (près d'un milliard) sans électricité dans leurs maisons », a dit le Président de l'Assemblée générale.

Par Saho

Le 17 juillet dernier, Nelson Mandela, le père de la Nation Arc-en-ciel, a eu 100 ans. A l'occasion, la fondation qui porte son nom, organise comme elle en a maintenant pris l'habitude, un sommet d'une semaine dédié aux jeunes leaders africains, avec comme invité de marque, l'ex-locataire de la Maison Blanche, Barack Obama, dont le discours était des plus attendus.

A l'occasion, il a dénoncé ce qu'il appelle « la politique de la peur et du ressentiment » et rendu hommage à l'équipe de France pour sa victoire au mondial 2018.

Il faut saluer cette initiative car la Fondation Nelson Mandela sacrifie à un devoir de mémoire vis-à-vis de l'illustre disparu dont l'existence tout entière a obéi à trois symboles des plus importants sur l'échelle des valeurs de l'humanité : celui de la lutte pour la liberté pour un peuple qui a souffert longtemps le martyre du fait de l'apartheid, celui de la démocratie en sacrifiant au sacro-saint principe de l'alternance après seulement un mandat de pouvoir et enfin celui du pardon et de la réconciliation avec le triptyque : « vérité, justice et réconciliation».

L'initiative de la Fondation est d'autant plus méritoire qu'elle s'inscrit dans une perspective pédagogique, celle de faire naître des cendres du baobab sud-africain, des générations africaines afin que, par un leadership éclairé, elles maintiennent allumé le flambeau des valeurs et du sacrifice de Madiba.

On le sait, l'Afrique d'aujourd'hui est orpheline de leaders charismatiques de la trempe de Nelson Mandela et semble avoir perdu ses capacités à secréter une nouvelle élite dirigeante de la même lignée des grands hommes comme Nelson Mandela. Penser à combler le vide est un combat d'avant-garde qui est tout à l'honneur de la structure.

On ne pouvait faire meilleur choix que celui porté sur la personne de Barack Obama

Dans la dynamique des lauriers à tresser pour les organisateurs de cette cérémonie commémorative, il y a le choix de l'ancien président Barack Obama qui a réussi le pari de faire rêver toute la jeunesse africaine et qui a inscrit son action dans la démocratisation du continent à travers sa phrase désormais célèbre : « L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes ».

L'on n'oubliera pas non plus que comme Nelson Mandela, il est lauréat du Prix Nobel de la paix. Tout ceci inscrit l'ex-président américain dans la continuité de l'action de Nelson Mandela et l'on peut penser que l'on ne pouvait faire meilleur choix que celui porté sur sa personne.

Cela dit, il faut déplorer le fait que le centième anniversaire de la naissance de l'icône de la lutte anti-apartheid, intervient dans un contexte où ses héritiers et compagnons de lutte semblent avoir foulé au pied les valeurs qu'elle incarnait.

L'on peut passer sous silence les frasques du sulfureux Jacob Zuma pour mettre à l'index les nombreuses inégalités sociales en Afrique du Sud où l'accaparement des richesses nationales par les élites dirigeantes de l'ANC, perpétue de fait, l'apartheid qu'elles ont de par le passé combattu.

Tout comme en Afrique du Sud, ailleurs sur le continent, on peut aussi déplorer cette attitude des Africains qui acclament, de par la bouche, Nelson Mandela et son héritage, mais qui s'en démarquent par leurs actes.

Cela dit, l'on a l'impression que le culte des héros que l'on a inscrit au panthéon de l'Afrique, ne vit qu'à travers les œuvres des artistes-musiciens. Or, on le sait bien, les héros ne vivent éternellement que lorsque les actes sont perpétués pour inscrire dans la durée, le sens de leur combat.

Depuis 2008, le 17 juillet, jour anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, les Sud-africains ont pris coutume de donner un peu de leur temps. Ils participent à divers projets caritatifs, en hommage à l'icône de la lutte contre l'apartheid et prix Nobel de la Paix.

Dans le célèbre township de Soweto ce mardi, plusieurs centaines d'habitants du quartier d'Orlando West, où a habité Nelson Mandela pendant ses années de lutte ont nettoyé de ses déchets la rivière Klip qui coule à Soweto, et ont planté des arbres sur les berges.

Une action symbolique, organisée par la mairie de Johannesburg, qui a réuni des habitants du quartier, des travailleurs qui ont pris leur matinée pour aider ou encore des collégiens, exemptés d'école pour l'anniversaire de Madiba.

Il ne s'agit pas tout à fait un jour férié, mais de donner 67 minutes de son temps pour rendre hommage aux 67 ans de combat du premier président noir d'Afrique du Sud.

Les initiatives se comptent par centaines. Il y a des projets environnementaux comme celui de Soweto, la construction de maisons dans les townships, la distribution de couvertures, de nourriture aux plus pauvres voire même des cours gratuits de yoga et de golf.

Comme le disait le maire de Johannesburg Herman Mashaba ce mardi matin, qu'importe l'initiative tant qu'elle obéit aux principes et aux idéaux de Nelson Mandela.

Par Françoise Dembele et Lonsani Sanogo

Les auditions, dans le cadre du procès du putsch, se sont poursuivies le 17 juillet 2018 avec la comparution du sergent-chef Ali Sanou, ex-militaire membre de l'ex-RSP. Il est poursuivi pour complicité d'attentat à la sûreté de l'Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire aggravée de biens, incitation à commettre des actes contraires à la discipline et au règlement. Des chefs d'accusation que l'accusé ne reconnaît pas.

Le sergent-chef Ali Sanou, né le 18 juillet 1976, 20 ans de service dans l'armée, était à la barre hier, de 9h à 13h, pour répondre des chefs d'accusation pour lesquels il est poursuivi. A la question de savoir si l'accusé reconnaît les faits, il répond par la négative. Il dit avoir adhéré militairement au putsch. Il ajoute avoir exécuté des ordres militaires et ne savait pas qu'un jour on lui dirait qu'un ordre est illégal.

Lorsque le parquet lui rappelle sa déposition dans le procès-verbal de confrontation où il a soutenu que le sergent-chef Roger Koussoubé l'a appelé pour lui dire qu'on a mis fin à la Transition, Ali Sanou nie cela à la barre.

Le parquet, de ce fait, demande à savoir quand est-ce que le sergent-chef a su que les autorités de la Transition étaient mises aux arrêts ? « C'est quand j'étais devant le président sénégalais, Macky Sall », confie-t-il en réponse.

Précisant que, pour lui, il était question de mise en place d'un comité pour résoudre les problèmes de l'ex-RSP et sortir un consensus autour des problèmes du pays. A partir du 16 septembre 2015, le sergent-chef était chef d'équipe. Pourquoi constituer des équipes ?

A cette question du parquet, il laisse entendre en réponse que c'était parce que des OSC étaient contre le RSP et il fallait empêcher ces OSC de se mobiliser contre le comité qui devait discuter avec le RSP autour de ses problèmes.

Lorsque le parquet lui signifie qu'il a participé au désarmement des éléments commis à la sécurité des ministres sur instruction du major Badiel, le sergent-chef dit avoir plutôt désarmé, sans arme, des éléments de sécurité qui étaient au parking de la présidence. Et d'indiquer que dans le périmètre de sécurité, ce n'est pas tous les éléments extérieurs qui entrent avec leurs armes.

« Avec qui êtes-vous allés désarmer les éléments de sécurité des ministres », poursuit le parquet ? « Avec Mohamed Rassigri et deux autres soldats », dit-il.

« Dans quelle unité étiez-vous ? » « Le Groupement d'unité spéciale », a répondu le sergent-chef au parquet.

« Quelle était votre tâche ? » « Je participais à la sécurité du président du Faso », a-t-il confié.

« Qui de vous et de Mohamed Laoko Zerbo est le supérieur de l'autre », a demandé Me Guy Hervé Kam, avocat de la partie civile ?

« Au moment des évènements, dit Ali Sanou, c'est comme si Mohamed Zerbo était plus ancien que moi, mais c'est après que j'ai su qu'il a porté son grade en avril 2014 et moi en octobre 2013 ».

En écoutant les déclarations du sergent-chef Sanou à la barre où il a rejeté les faits qui lui sont reprochés, Me Kam dit en observations que Ali Sanou ne veut pas dénoncer ses subordonnés ; il assume et ne veut pas charger ses supérieurs.

A l'entame de la déposition du sergent-chef, Me Prosper Farama a estimé que c'était l'une des dépositions les plus fluides et les plus cohérentes.

Très rapidement, l'avocat déchante et confie que tout ce que le sergent-chef Sanou dit est incohérent et il fait croire que dans un milieu militaire, mêmes les incohérents notoires sont admis. Pour l'avocat, la logique de remords du sergent-chef ne tient pas, étant donné qu'après les évènements du putsch, il est venu « neutraliser » la poudrière de Yimdi.

« Il n'est pas aisé de concevoir un mensonge cohérent »

Le parquet militaire a aussi estimé au début que les dépositions du sergent-chef vont dans le sens de ce qu'il a dit à l'instruction et s'inscrivent dans une défense de rupture, indiquant que l'accusé ne s'éloigne pas des faits.

Mais au fur et à mesure que l'audition continue, l'accusé nie les faits, contredit les propos tenus devant le juge d'instruction et précise ne pas se reconnaître dans bien des dépositions faites lors de l'instruction.

Ce qui fera dire au parquet (à l'endroit du sergent-chef) qu'il n'est pas aisé de concevoir un mensonge cohérent. Pour le parquet, le sergent-chef Ali Sanou occulte la vérité sur des faits importants qu'il avait dits lors de son interrogatoire de première comparution et de l'interrogatoire au fond.

En réaction à ces observations du parquet, l'accusé confie au président du tribunal qu'il est là pour dire la vérité. Pour le conseil de l'accusé, Me Regis Bonkoungou, son client est resté cohérent et s'est appliqué à préciser des opinions. Son interrogatoire à l'instruction, a eu lieu dans un contexte psychologiquement difficile, à son avis. « Combien de temps avez-vous eu pour lire et signer la déposition à l'instruction », lui demande son avocat ?

« Le premier jour, c'est après l'interrogatoire que j'ai signé le P.V ». Il indique qu'il ne savait pas qu'il avait le droit de disposer de quelques jours pour lire le PV avant de le signer et que le juge d'instruction ne lui a pas non plus parlé de ce droit. Il a indiqué avoir subi assez d'humiliations avec les gendarmes.

Même pour me soulager, c'est un gendarme qui faisait sortir son sexe, raconte-t-il. Raison pour laquelle il a dit qu'il voulait qu'on le tue pour que ça finisse.L'avocat ne partage donc pas les sentiments de la partie civile.

Ce qui est important, a-t-il confié au président du tribunal, ce sont les preuves versées au dossier. Il dit constater, avec grand désarroi, que la partie civile fait de la défiance à l'autorité du président du tribunal quand celle-ci ne retire pas ses mots à la demande de celui-ci.

Une observation que le président a trouvée pertinente, avant d'inviter toutes les parties à se plier à l'autorité qui assure la police des débats. Me Séraphin Somé de la partie civile a indiqué que là où Ali Sanou et sa bande passent, c'est des dégâts.

Le sergent-chef reconnaît avoir été à Laïco Hôtel pour assurer l'ordre, parce que des manifestants tentaient de perturber la rencontre qui s'y tenait avec la délégation de la CEDEAO, en l'occurrence les présidents Macky Sall, Yayi Boni et Faure Gnassingbé.

Il reconnaît avoir fait une mission d'escorte à Zorgho, sur instruction de l'adjudant-chef Moussa Nébié, mais ne le savait pas à l'avance. Il explique qu'il était en Côte d'Ivoire quand les auditions ont commencé et les gens ont tout mis sur lui et ses camarades, ce qui n'est pas possible, à son avis. L'audience a été suspendue quelques minutes après 13h, pour reprendre à 14h 30mn.

Quid de la destruction du studio Abazon ?

14h 30mn, reprise du procès avec le sergent-chef Ali Sanou, à la barre. Celui-ci, après avoir rejeté les faits qui lui sont reprochés dans la matinée, répondait aux questions d'éclaircissement des différentes parties. A un moment donné, le parquet militaire demande à l'inculpé : « à un moment donné vous disiez ne pas bien vous sentir.

N'est-ce pas à force de tirer en l'air ? », « Non. Je me suis blessé en voulant percer le trou d'un jean que je venais d'acheter », répond le sergent-chef Ali. Le parquet poursuit son interrogatoire : « Est-il possible que des tirs en l'air puissent blesser ou tuer quelqu'un ? » Avec un peu d'hésitation, le sergent-chef répond par l'affirmative.

Et le procureur de chercher à savoir s'il est vrai que « sur leur passage pour aller au studio Abazon, d'honnêtes citoyens apeurés pleuraient », « Oui », répond l'inculpé. « Donc vous voyez à quel point vous avez terrorisé les gens », conclu le procureur. C'est aux environs de 15h que le président du Tribunal, Seidou Ouédraogo, met fin à l'interrogatoire du sergent-chef Ali Sanou.

Mais avant d'aller rejoindre sa place dans le box des accusés, le Sergent-chef Ali Sanou demande au Président du tribunal de l'aider à entrer en possession de son passeport burkinabè resté là où il a été auditionné. Il dit avoir obtenu un passeport ivoirien dans le cadre du travail, parce qu'il devait accompagner l'ex-président, Blaise Compaoré au Maroc. C'est dans ce cadre que les autorités ivoiriennes lui ont donné un passeport ivoirien.

Il explique ce cri du cœur par le fait que le ministre en charge des affaires étrangères, au cours de l'une de ses sorties télévisuelles, l'a incriminé à cause du passeport ivoirien. Ultime message du sergent-chef Ali Sanou : « je m'incline en la mémoire des morts et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés ».

Après ce mea-culpa, le président du tribunal appelle à la barre Seydou Soulama, soldat de deuxième classe, âgé de 26 ans. Le soldat de deuxième classe purge déjà une peine de 10 ans écopée lors du procès de la poudrière de Yimdi. Pour le procès du putsch manqué, il est accusé d'« attentat à la sûreté de l'Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation et destruction volontaires de biens ».

Le soldat de deuxième classe a rejeté en bloc, tous les faits qui lui sont reprochés. Et il donne sa version des faits : « Le 16 septembre, je prenais du thé devant ma porte avec des amis, quand j'ai reçu un appel d'un numéro masqué. Celui qui se trouvait au bout du fil, le sergent-chef Koussoubé, m'a dit de rejoindre le camp Naaba-Koom II, précisément mon unité.

Arrivé au camp, j'y ai trouvé mes promotionnaires sur place, la classe 2012. Et on nous a dit de rester à la disposition des chefs militaires. Nous avons donc passé la nuit au camp. Et le lendemain, le chef Mohamed Zerbo est venu nous appeler, moi et deux autres soldats. Il nous a dit que c'est une corvée et de confier nos armes avant de le suivre.

C'est ainsi qu'on est allé à Zorgho et moi, ma mission, c'était de descendre et dégager la voie quand il y avait des barricades. Je ne savais pas que l'on partait à Zorgho. C'est à travers les panneaux que j'ai su qu'on partait à Zorgho.

Après on est parti au studio Abazon de Smockey. Je ne savais pas que c'était chez lui, c'est à Abidjan que j'ai su que c'était chez Smockey ». Après la relation des faits, le président du tribunal demande à l'accusé : « qui a tiré la roquette sur le studio » ?

A la barre, le soldat de deuxième classe dit ne pas savoir qui l'a fait. Et le juge de faire remarquer qu'il ressort que « c'est vous qui avez tiré la roquette ». Comme embarrassé, Seydou Soulama affirme : « c'est leur parole contre la mienne. Il n'y a jamais eu de confrontation entre nous ».

« Ma jeunesse semble être foutue »

Et le procureur d'insister : « en enquête préliminaire, vous avez dit avoir tiré la roquette ». Excédé, le soldat de deuxième classe lance : « non, je n'ai pas tiré.

Le juge d'instruction est un commandant. Il a écrit et m'a ordonné de signer et j'ai signé ». Auparavant, l'inculpé a fait noter que quand il a été arrêté sur le pont Nazinon et conduit à la gendarmerie, on lui a fait montrer des photos de lui qu'il a reconnues.

« Savez-vous comment on a eu ces photos ? » L'inculpé a fait comprendre que ces photos proviennent de son propre portable qu'on lui a pris. Mais le procureur démontre que ce n'est pas le cas. En effet, il explique que les photos leur ont été livrées par Jean René Firmin Nacoulma qu'on a « frappé et à qui on a ravi sa tablette.

Il avait un compte gmail et quand le soldat Seydou Soulama fait des photos avec la tablette, elles venaient directement dans la boîte gmail de Nacoulma ». Mais l'inculpé persiste et signe : « c'est faux. J'ai une arme et des munitions et je n'ai pas peur. Si je voulais des appareils, je pouvais me rendre dans une boutique, la braquer et prendre des appareils.

Mais je ne suis pas ce genre de militaire. J'ai réintégrer ma kalachnikov avec les 120 munitions et les deux chargeurs en l'état ». Et l'inculpé de poursuivre sur un ton plaintif : « Dans tous les dossiers du RSP, j'ai été toujours jugé en fonction des propos des autres. Je veux qu'on me juge en fonction de ce que je dis à la barre ». A la barre, le soldat de deuxième classe démontre que le soldat de deuxième classe n'a pas d'ordre à donner. Il ne fait qu'exécuter.

Toute chose qui semble le révolter, à en juger par les propos qu'il tient à la barre : « C'est parce que je suis dans l'armée. Sinon, si j'étais élève, je ne vois pas comment le chef Koussoubé va me dire de faire une corvée et je vais l'exécuter.

C'est qu'on va se chasser ». Mais la partie des propos de l'inculpé qui a ému plus d'un dans la salle, c'est quand il a abordé sa situation personnelle face à ces condamnations tous azimuts : « Il n'y a pas quelqu'un qui a mal plus que moi.

C'est parce que ça n'allait pas en famille que j'ai cherché du boulot. Ma jeunesse semble être foutue. Je me suis sacrifié pour l'armée ; tout en sachant que le RSP est un corps rebelle, on m'y a affecté. J'ai été engagé en juin et radié le 5 octobre. Je n'ai même pas fait une année de service dans l'armée. Je n'ai jamais tiré sur qui que ce soit.

Ma souffrance est intérieure, elle ne se voit pas sur ma face ». C'est après ces propos émouvants que le président du Tribunal, Seidou Ouédraogo, a suspendu l'audience du jour. Rendez-vous aujourd'hui pour la suite de l'interrogatoire.

Les exportations de pétrole sont suspendues dans l'Est de la Libye, depuis ce lundi matin. Cet arrêt représente un manque à gagner de 850 000 barils par jour. Une crise pétrolière mais surtout politique entre les deux forces qui se disputent le pays.

La décision est exceptionnelle. La Compagnie nationale libyenne de pétrole a décrété l'état de force majeure. Depuis, les ports de Zouetina et al-Hariga, au nord-est, sont à l'arrêt. Cette compagnie est loyale au gouvernement d'Union nationale, basé à Tripoli, et reconnu par la communauté internationale.

En mettant fin aux exportations et, par conséquent, à la production, Tripoli cherche à bloquer le maréchal Haftar qui contrôle le croissant pétrolier et tout l'est du pays. En effet, il y a une semaine, Khalifa Haftar a interdit aux navires pétroliers d'accoster dans les ports de l'Est, sans la permission des autorités parallèles qui sont à ses ordres.

Jusqu'ici, ces autorités contrôlaient la région du croissant pétrolier mais laissaient la gestion des sites à la Compagnie nationale basée à Tripoli, conformément à une résolution des Nations unies.

Ce revirement durcit ainsi davantage le rapport de forces entre le gouvernement d'Union nationale et le maréchal Haftar, engagés dans un véritable bras de fer.

Cependant, pour Philippe Sébille-Lopez, docteur en géopolitique spécialiste des enjeux énergétiques, au-delà de la surenchère dans les déclarations, cette décision pourrait porter préjudice à Tripoli dont les revenus reposent essentiellement sur le pétrole.

Par Aïcha Nsangou

Pour la 7e édition de ce salon international dédié à l'investissement et à l'entreprise, la fondation Inter-progress annonce une mobilisation massive des différents acteurs.

En nombre, les retombées économiques du Salon international de l'entreprise, du partenariat et de la PME, (Promote) sont assez révélatrices de l'importance de l'événement.

Pour l'édition de 2017, c'est 500 rendez-vous d'affaires organisés avant l'ouverture proprement dite; 600 rendez-vous d'affaires; 5000 rencontres B2B organisées; un millier de visiteurs enregistrés; 63 débats organisés pendant le Salon; 14 ministères présents; 1000 exposants; 11 pays venus en pavillon. (Un pavillon rassemble plusieurs entreprises d'un même pays); 300 entreprises étrangères ayant participé à Promote; 30 pays étrangers.

La fondation Inter-progress, mandant du gouvernement pour l'organisation de cette grand-messe économique, s'affaire déjà pour rééditer le succès de l'édition 2017.

Et déjà, des innovations sont annoncées. Sur le traditionnel site du Palais des Congrès, le visiteur aura une dizaine de pavillons dans lesquels il pourra découvrir, se créer des opportunités d'affaires, faire des rencontres, etc.

Pour cette édition par exemple, va s'exposer un regroupement de ce que le Cameroun a de mieux en termes d'industries. En partenariat avec le Gicam, les industriels camerounais vont présenter leur savoir-faire.

Le « made in Cameroon » s'affichera également. Comme les années précédentes, les pavillons des pays étrangers seront également bien en place.

C'est à cela que va ressembler cette autre édition du salon dédié à l'investissement et à l'entreprise. Au-delà de cet aspect exposition, Promote, comme à son habitude sera aussi l'occasion de trouver des axes de solutions aux maux qui freinent le développement de certains secteurs clés du Cameroun.

Débats, conférences, tables rondes, forums, donneront matière à cogiter sur la colline de Nkolnyada.

Le forum sur l'énergie, l'eau et l'environnement organisé par Electricity Development Corporation (EDC) et le ministère en charge de l'Eau et de l'Energie sera certainement le rendez-vous qu'il faudra suivre de près.

Par Maïmouna Dia

L'Association pour la promotion et le développement des meubles traditionnels de qualité (Apdmt) souhaite la mise en place d'un centre de formation et de production pour les jeunes afin de leur permettre de s'investir dans l'innovation.

Le président de l'association, Daouda Ndiaye, qui s'exprimait lors d'une exposition d'affiche de 80 modèles d'ameublement organisée hier, mardi 10 juillet 2018 à la Maison de la culture Douta Seck, appelle l'Etat à revoir les textes pour inciter les artisans à mettre en œuvre leurs connaissances.

L'Apdmt entend participer activement à la diminution du chômage et à l'éradication de l'émigration clandestine. Pour ce faire, cette organisation qui bénéficie du soutien de l'Etat en appelle à la signature d'un décret présidentiel dont l'intérêt sera de sauvegarder davantage le métier de menuiserie traditionnelle nationale.

En attendant, l'APDMT soumet un projet aux autorités consistant à mettre en place un grand centre de formation et de production pour les jeunes dont l'effectif visé dans un premier temps est de 200 apprenants.

L'association compte ainsi instituer la menuiserie traditionnelle, la menuiserie artiste et la menuiserie innovante comme filière dans la formation pour pouvoir transmettre leur savoir-faire à la jeunesse, selon le président Daouda Ndiaye, par ailleurs membre du bureau de l'Association sénégalaise pour la production et l'innovation (ASPI).

Le problème majeur qui se pose cependant, selon lui, c'est l'absence de l'innovation dans le milieu artisanal. «Tous les dossiers qui touchent l'artisanat sont emmenés au ministère de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat.

Or, l'innovation n'existe pas au niveau de l'Artisanat, il n'y a que la production et la vente. Et, sans l'innovation, un artisan ne peut avancer parce qu'il ne fera que reproduire».

Suffisant pour que Daouda Ndiaye demande ainsi à l'Etat de revoir les textes pour l'application d'un décret qui permettra de concrétiser leur projet dans le cadre d'un partenariat public-privé. «L'Etat doit revoir les textes, il est très en retard par rapport au autres pays.

Ce que nous voulons, c'est que le Sénégal ait son style d'ameublement traditionnel propre qu'on peut imposer à l'extérieur.» Sur place, l'on peut lire des affiches de document relatant, en image, le parcours historique de Daouda Ndiaye, pionnier du label sénégalais, avec les différents régimes qui se sont succédé au Sénégal.

Par Maimounatou Bourzaka

L'explication

Ahmadou Bouba, Chef de division de la microfinance du Minfi.

Le ministère des Finances vient de publier la liste des établissements de microfinance autorisés à exercer au Cameroun. Quel en était l'objectif ?

L'objectif de cette publication paru dans le quotidien national bilingue, Cameroon Tribune du 6 juillet dernier, est en relation avec la possibilité que nous donnons aux promoteurs et aux dirigeants des Emf de prendre connaissance de manière officielle, par acte du ministre en charge des Finances, la mise à disposition d'un nouveau cadre règlementaire. Il s'agit non seulement de porter à leur connaissance l'existence d'un nouveau dispositif adapté et rénové mais aussi et surtout, cela s'inscrit dans le cadre d'une sensibilisation globale des acteurs du secteur. Que vous soyez dirigeants, promoteurs ou clients. Et cela permet également de voir dans quelles mesures ils pourront intervenir pour garantir la stabilité et la promotion du secteur.

Qu'en est-il concrètement ?

C'est un nouveau dispositif adapté et moderne qui tient compte des évolutions du secteur. Vous savez que le secteur financier au Cameroun va très vite. Nous devons nous arrimer aux standards internationaux, notamment la finance telle qu'elle se pratique dans les pays développés. Ceci pour que les écarts soient réduits et que nous puissions profiter des opportunités qui se présentent de l'autre côté.

Parce que si nous n'avons pas atteint un niveau d'organisation, de performance et de modernisation des pays les plus avancés, nous ne pouvons pas être de bons interlocuteurs. Nous devons faire des efforts pour pouvoir profiter non seulement de leur expérience, mais des parts de valeur ajoutée que tout le secteur financier du monde peut générer.

Comment le nouveau dispositif contribuera-t-il à lutter contre la banqueroute de certains Emf ?

Ces innovations contribuent à une nouvelle stabilité du secteur. Ce nouveau dispositif vient traiter tous les dysfonctionnements qui avaient été constatés par le passé malgré le fait que le dispositif du 13 avril 2002 comportait déjà des capacités d'encadrement de très bon niveau. Mais, il s'est avéré que malgré cette surveillance, il y a des dérapages qui ont continué à être observés.

Ceux-ci ont eu pour conséquences des crises. Nous avons la chance de n'avoir pas eu des crises systémiques entrainant la faillite à la fois de plusieurs établissements. Nous avons fait des efforts pour cantonner tous ces dysfonctionnements afin que cela ne dégénère pas en une crise systémique. Avec le nouveau dispositif, les Emf disposent désormais, de capacités pour garantir leur pérennité dès la naissance. Il crée également non seulement un système de solidarité entre les Emf notamment ceux de première catégorie qui désormais devront évoluer ou effectuer leurs activités dans le cadre d'un réseau à compter du 1er juillet 2018.

Le règlement a facilité la constitution de réseaux il faut un minimum de cinq Emf seulement pour former un réseau ou un établissement de première catégorie peut rejoindre un réseau existant. Dans le même ordre d'idées, on a le relèvement du niveau de capital. Dès sa création, l'Emf qui est en quête d'agrément doit pouvoir justifier d'un niveau minimum de capital social.

C'est ainsi que pour les Emf de deuxième catégorie, le minimum est fixé à 300 millions, la troisième catégorie à 150 millions et pour les Emf de première catégorie dont la forme est la coopérative, avec un conseil d'administration doit pouvoir justifier d'un effectif de 100 membres au minimum et en permanence.

Cela contribue à renforcer les fonds propres de l'établissement et à garantir la pérennité des Emf. Il faut aussi relever le plafonnement du crédit qu'on peut octroyer à un membre pour les premières catégories ou à un client, pour les deuxième et troisième catégories. Car, le risque de crédit était la source principale de toutes les crises rencontrées. C'est donc à cet effet que la Cobac a plafonné le montant crédit. C'est ainsi qu'un membre ne peut obtenir un crédit au-delà de 10% du capital de l'établissement.

Mais si le capital est à niveau élevé, le montant du crédit ne doit pas excéder 50 millions. Il y a aussi d'autres mesures qui concernent le régime de transformation juridique qui pour certains sont sous le régime d'autorisation préalable et d'autres sous le régime de l'information préalable. Et, en fonction de la gravité et des niveaux de profondeurs de changement juridique.

J'aime

Dakar — Un atelier de vulgarisation des innovations introduites dans le Code électoral, relativement aux modalités de mise en œuvre du parrainage électoral, se tient mardi, à partir de 8h 30, à l'hôtel Ngor Diarama, annonce un communiqué transmis à l'APS.

La rencontre, à l'intention des journalistes des desks politiques des médias sénégalais, est organisée par la Direction générale des élections (DGE) du ministère de l'Intérieur, ajoute le communiqué.