Hier supports de propagande, aujourd'hui instruments de dialogue, les collections en partie dispersées des spiritains et celles, à Lyon, de la Société des missions africaines, vont bénéficier de nouvelles présentations. Le 27 novembre 2017, le Musée africain de Lyon a fermé.

Les masques, les statues gardiennes de reliquaires, les récades (sceptres) de l'ancien royaume d'Abomey, la collection de poids akans pour peser l'or vont être remis en caisse avec les 2 000 autres objets exposés.

La collection de la Société des missions africaines (SMA), riche de 8 000 objets au total et de 7 000 ouvrages rapportés à partir du XIXe siècle par les prêtres envoyés pour évangéliser le continent noir, va renaître en 2018 sous une forme nouvelle : un Carrefour des cultures africaines.

Expositions temporaires, spectacles, débats

Le musée n'attirait plus que 10 000 visiteurs par an, essentiellement des scolaires et, malgré le soutien d'une association d'amis et de bénévoles, son fonctionnement coûtait à la congrégation 170 000 € par an.

« Il était devenu aussi trop figé, trop centré sur les cultures traditionnelles, sans lien avec l'Afrique d'aujourd'hui », explique le père nigérian Basil Soyoyé, directeur du nouveau projet.

Le Carrefour des cultures africaines aura un espace d'exposition plus réduit - 250 m2 au lieu de 750 m2 - et dédié à des présentations thématiques temporaires, afin d'attirer de nouveaux publics.

Un espace de rencontre de 300 à 400 m2 avec un auditorium permettra d'accueillir des spectacles, des débats. « Les échanges interculturels et interreligieux. C'est notre mission d'aujourd'hui », insiste le père François du Pénhoat, provincial de Lyon. Lire la suite.

Par Tigane Jean Bavane

L'international congolais, Hervé Kage, s'est engagé avec Karabükspor (D1 Turquie) jusqu'en juin 2019.

L'information publiée sur le site du club et relayée par plusieurs médias sportifs, indique que le club turc a officialisé l'arrivée du Congolais au sein de l'effectif de Karabükspor, le lundi 8 janvier 2018. Il provient de Courtrai (D1 Belgique). Le montant du transfert n'a pas été mentionné.

Âgé de 28 ans, Hervé Kage aura disputé 66 rencontres et marqué 16 buts avec Courtrai. Ce milieu de terrain congolais est médaillé de bronze à la Can 2015.

Son nouveau club après 17 journées est 18e de SüperLig (D1 turque) avec 9 points.

Par Mahamadi Tiegna

L'opérationnalisation de la Caisse de dépôts et de consignations du Burkina Faso (CDC-BF) a été l'un des principaux sujets évoqués, le mardi 9 janvier 2018 entre le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba et l'ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes.

En mai 2017, l'Assemblée nationale a validé la création d'une Caisse de dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF), en tant qu'outil d'investissements structurants et de financement du développement national. La mise en œuvre effective de la CDC-BF est en cours avec l'accompagnement du Groupe Caisse de dépôts de la France qui totalise deux siècles d'expertise dans ce domaine. Les modalités de ce soutien français ont été examinées, le mardi 9 janvier 2017, au cours d'une audience que le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a accordée à l'ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes. «La Caisse de dépôts et consignations du Burkina Faso est une création pour l'instant dans la loi. Elle le sera bientôt dans les faits.

C'est pour cela que nous avons une coopération avec le Burkina Faso. C'est un instrument de financement de l'économie du Burkina Faso qui devrait lui permettre d'accélérer les financements d'infrastructures, de développer rapidement de l'économie du Burkina», a déclaré le diplomate français au terme d'une heure d'échanges avec le chef du gouvernement. Il a précisé que c'est une expertise technique que l'Hexagone apportera dans le processus d'opérationnalisation de la Caisse de dépôts et consignations du Burkina Faso. «Nous avons en France une Caisse de dépôt depuis 200 ans. Elle ne fonctionne pas mal.

Elle a beaucoup aidé à soutenir en permanence l'économie française dans le domaine du logement social, des prises de participation dans les entreprises françaises. L'idée c'est de reproduire ce modèle qui a bien fonctionné en France pour permettre aux entreprises burkinabè de se financer», a détaillé l'ambassadeur de France. La coopération entre l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2IE) basé à Ouagadougou et les établissements français a aussi été évoquée au cours de cette entrevue. «2IE est une institution d'enseignement supérieur qui fonctionne très bien et dans laquelle nous voulons un plus grand rapprochement entre les écoles françaises du même nom et 2IE», a souhaité Xavier Lapeyre de Cabanes.

C'est aussi avec un brin d'optimisme que la situation socioéconomique du pays a été abordée par les deux personnalités. «La croissance est ce qu'elle est. Elle n'est pas mauvaise. Avec la mise en œuvre du PNDES, au fur et à mesure, ça pourrait permettre d'améliorer les perspectives de croissance du Burkina. L'autre question après la croissance, c'est la sécurité sur laquelle nous sommes l'un des partenaires principaux du Burkina Faso. Et nous comptons le rester», a conclu M. Lapeyre de Cabanes.

Par Alain Diasso

Dans son homélie du 8 janvier, le souverain pontife a demandé à la communauté internationale de prendre en compte les souffrances des peuples des pays africains dont ceux du Congo-Kinshasa.

Déterminée à changer la donne politique en RDC, l'Église catholique n'entend pas baisser pavillon dans le bras de fer qu'elle a engagé contre les autorités politiques. Près d'une semaine après la marche des catholiques du 31 décembre et la répression brutale qui s'en est suivie par les forces de l'ordre, le corps ecclésiastique scrute aujourd'hui toutes les voies possibles pour un retour à la paix, sans toutefois renoncer à son objectif d'alternance au sommet de l'État.

À la suite des récents propos controversés de l'archevêque de Kinshasa invitant les « médiocres » à dégager la scène politique nationale, le pape François a fait de la situation en RDC un sujet de préoccupation dans son homélie du 8 janvier, prononcé devant les diplomates accrédités au Vatican. Preuve que le souverain pontife tient toujours un œil regardant sur la situation en RDC et d'autres États africains en proie à l'instabilité.

Dans sa communication, le pape François a exhorté la communauté internationale à ne pas oublier les souffrances de nombreuses parties du continent africain, plus particulièrement le Sud-Soudan, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Nigeria et la République centrafricaine.

Des États où, a-t-il déclaré, le droit à la vie est menacé par l'exploitation abusive des ressources, par le terrorisme, par la prolifération de groupes armés et par des conflits persistants. Et de marteler sous forme de recommandation : « Il ne suffit pas de s'indigner face à tant de violence.

Il faut plutôt que chacun, dans son domaine propre, œuvre activement pour éradiquer les causes de la misère et pour construire des ponts de fraternité, condition fondamentale d'un développement humain authentique ».

Le pape François n'a fait là que respecter une rhétorique devenue coutumière sur la situation sociopolitique en RDC. Déjà, au mois de novembre 2017, il avait consacré un temps de prière pour la RDC et le Soudan du Sud en la basilique Saint-Pierre de Rome.

Et le 8 janvier, devant des diplomates en poste au Vatican, il a tenu à « jeter des semences de paix dans la terre du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo, et en toute terre blessée par la guerre ».

La marine libyenne a annoncé, mardi 9 janvier 2018 sur la base du récit de survivants, qu'entre 90 et 100 migrants avaient disparu en Méditerranée après le naufrage de leur embarcation.

Entre 90 et 100 migrants seraient portés disparus en Méditerranée après le naufrage de leur embarcation de fortune au large des côtes libyennes, au niveau de la ville d'al-Khoms.

Il s'agissait d'un canot pneumatique. Seules 17 personnes, dont des femmes, ont pu être secourues, après être restées plusieurs heures cramponnées à des morceaux du canot, relate le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine.

Toujours selon la marine libyenne, 267 autres personnes de diverses nationalités africaines, dont des femmes à nouveau, mais également 17 enfants ont pu être secourues tout récemment au large de la ville de Zawiya, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli.

Elles se trouvaient à bord de deux embarcations en délicatesse. Selon le porte-parole, le manque de moyens et le mauvais temps ont compliqué les opérations de secours.

Sommet européen à Rome

En 2017, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 3 116 migrants sont morts ou ont disparu en traversant la Méditerranée pour rejoindre l'Europe, dont 2 833 au large de la Libye, selon un décompte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les tentatives de traversée sont en forte baisse depuis l'été 2017, alors que l'Italie s'emploie à empêcher les départs dans le cadre d'un accord avec les autorités et milices libyennes.

Un sommet de pays européens riverains de la Méditerranée se réunit que le dossier des migrations ce mercredi 10 janvier à Rome, en présence des dirigeants de sept pays du sud de l'Union européenne.

Au Nigeria, les autorités ont saisi le mois dernier, près de 115 tonnes de médicaments interdits au port de Lagos.

Il s'agit, selon les autorités, de six conteneurs remplis de Tramadol, un antidouleur, dont la vente est limitée et contrôlée à de faibles dosages. Cette saisie record témoigne de la vitalité de ce marché, qui concerne le Nigeria, mais aussi plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest où d'autres saisies ont été faites ces dernières années.

Le Tramadol est un antidouleur, proche de la codéine et de la morphine, généralement prescrit en cas de forte douleur ou après une opération. Mais dans certains pays d'Afrique, il est majoritairement consommé pour tout autre chose.

Chercheur associé à l'institut Thomas More et au Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (Grip), Antonin Tisseron relève qu'il y a plusieurs raisons pour expliquer l'attrait de cette substance auprès des populations.

A commencer par son prix. « C'est un produit qui est vraiment peu coûteux, donc un produit de base qui est disponible en grandes quantités dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et qui coûte vraiment rien. »

Mais surtout, cet antidouleur est réputé pour augmenter la capacité de résistance à l'effort physique. « Il est associé, chez un certain nombre de personnes, à un médicament, à des images de force, de vigueur, souligne le chercheur.

Un produit qui permet d'ignorer la douleur, qui permet de travailler plus longtemps, et ce qui fait que c'est un produit qui est considéré comme un produit 'bon' pour le corps, entre guillemets. »

Outre le Nigeria, d'autres saisies ont été effectuées ces dernières années, notamment au Bénin, au Ghana, au Sénégal et au Togo.

« On est, en Afrique de l'Ouest, dans des pays où le Tramadol est un produit qui, jusqu'à 50 milligrammes en termes de dosage, est considéré comme un produit autorisé, mais on trouve dans des pharmacies dites "par terre", du Tramadol à 200-250 milligrammes, voire, selon certains, davantage. Donc là, un produit illégal au niveau du dosage. »

« C'est un produit qui a été retrouvé lors de certaines affaires terroristes, rappelle Antonin Tisseron. C'est un produit qui entraîne une ignorance du danger chez certains consommateurs ».

Les experts considèrent que l'addiction au Tramadol peut également engendrer des troubles de la personnalité, des hallucinations ou des crises d'épilepsie.

Photo: Cour pénale internationale

Jean-Pierre Bemba

C'est un procès dont le verdict n'avait satisfait personne, ni la défense, ni l'accusation. Jean-Pierre Bemba, l'ex-vice-président congolais et président du parti d'opposition MLC, est de retour sur le banc des accusés à La Haye. Début du procès en appel sur demande des avocats du «chairman» comme du bureau du procureur.

Pour la défense, c'est l'ensemble de verdict qui est à revoir, son contenu comme la peine infligée à Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique.

Dans deux documents publics de 265 pages au total, elle développe les mêmes arguments que sur le premier procès. A savoir que Jean-Pierre Bemba est le seul accusé et qu'aucun auteur ayant eu une responsabilité directe n'a été arrêté, et ce alors que le président du MLC n'était pas lui-même sur le terrain.

Pour la défense, la Cour a confondu, en première instance, le concept de « contrôle effectif » des troupes avec le commandement général de la rébellion. Les avocats de Jean-Pierre Bemba insistent sur le fait qu'être en contact ne signifie ni savoir ce qui se passe sur le terrain, ni même avoir un commandement opérationnel.

Pour la défense, la chambre de première instance n'aurait pas dû non plus parler de circonstances aggravantes puisque Jean-Pierre Bemba, alerté sur les crimes commis par ses troupes, aurait pris des mesures pour y mettre un terme.

Enfin, toujours pour la défense, la peine infligée à l'opposant serait beaucoup trop élevée par rapport à ce qui s'est fait dans d'autres procès internationaux.

Le procureur veut une peine plus lourde

Le bureau du procureur a un point de vue diamétralement opposé. Lui aussi a fait appel de la décision, mais parce que la peine serait trop faible par rapport aux crimes pour lesquels Jean-Pierre Bemba a été condamné, meurtre, viol, pillage commis par ses troupes. Pour être une justice à valeur d'exemple, selon l'accusation, la Cour aurait dû cumuler les peines infligées pour chaque crime, soit 84 ans au total, au lieu de se contenter de le condamner à la peine la plus élevée, à savoir 18 ans pour viol comme crime de guerre ou contre l'humanité.

Pour le moment, quatre journées sont prévues au total pour ce procès en appel. Aucune précision sur une date éventuelle pour le verdict.

En 2002 et en 2003, quelque 1500 hommes de sa rébellion, le MLC, ont été accusés d'avoir tué, pillé et violé. Ils s'étaient rendus en Centrafrique, selon la Cour, pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

Marc Ravalomanana, l'ancien chef de l'Etat malgache de 2002 à 2009, a convié la presse mardi 9 janvier. Officiellement, pour présenter ses voeux. Pendant plus d'1h30, ce fin communicant a répondu aux questions des journalistes. A moins d'un an de l'élection présidentielle qui doit se dérouler fin 2018 dans le pays, l'opposant et ancien président a réaffirmé sa volonté de se présenter, et ce même s'il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité en 2010.

Pour Marc Ravalomanana, il n'y a pas d'obstacle à sa candidature en 2018. Sa condamnation par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la tuerie du 7 février 2009, jour où la garde présidentielle a tiré sur une foule de manifestants, n'est pas valide, soutient-il.

« Vous savez bien qu'en politique, il ne faut pas accepter toutes les condamnations, les accusations. Je ne me sens pas encore condamné, je n'ai pas encore reçu la notification. Parce que le jugement, à l'époque, n'est pas compétent, c'est la Haute Cour de justice qui est compétente pour juger le président de la République. »

En cas d'empêchement de sa candidature, l'ancien chef de l'Etat brandit à demi-mot le spectre de troubles politiques

« S'ils bloquent ma candidature, c'est à vous d'imaginer la situation. C'est tout. Ce n'est pas une menace. »

Et dans cette course à la présidentielle, Marc Ravalomanana a aussi évoqué une possibilité d'alliance politique pour le moins surprenante

« Si Rajoelina venait me voir et faisait un accord avec moi, je suis prêt, pas de problème, je le connais depuis longtemps. Il est businessman aussi. »

Une déclaration qui a provoqué l'hilarité d'une partie de l'auditoire, celle-ci ne sachant pas si l'ancien président était sérieux ou non... Car faut-il préciser qu'Andry Rajoelina, ancien président de la Transition, est l'homme qui a renversé le pouvoir de Marc Ravalomanana en 2009.

Initialement prévue pour le mois d'août 2017, c'est finalement dans ce mois de janvier que la CAF (Confédération africaine de football) va effectuer sa visite d'inspection au Cameroun pour...

On connait les joueurs qui vont représenter la Zambie au Maroc du 13 janvier au 4 février dans le cadre du CHAN 2018. Le sélectionneur Wedson Nyirenda a dévoilé son groupe en début de semaine...

Dakar — Le Casa-Sports de Ziguinchor (sud) traverse actuellement "une zone de turbulences mais il n'y a pas péril en la demeure" pour la suite de sa saison au sein de l'élite du football...

Par Marie-Ange Akpa

La Fédération chinoise de football (Fcf) menace de sanctionner deux clubs qui se livrent à un jeu de surenchère pour tenter de recruter Pierre-Emerick Aubameyang, rapporte...

Porté sur les fonts baptismaux le 28 Avril 2017, le Réseau des Médias Engagés pour le Développement Durable (RÉMEDD), par une cérémonie organisée ce jour à Lomé a lancé officiellement ses activités. Il s'agira, selon la présentation faite, de travailler sur les 17 ODD (Objectif du Développement durable) pour aider à éliminer la pauvreté et la faim dans le monde.

Le RÉMEDD se veut un regroupement de plus de 200 médias engagés à accompagner les secteurs public et privé dans la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) à l'horizon 2030 au Togo, l'un des pays pilotes du programme porté par les Nations Unies.

Isidor Akollor, président du RÉMEDD, a indiqué que le problème de développement durable préoccupe tous les acteurs surtout la Communauté internationale.

Il a fait l'historique des ODD. Les ODD étant donc un sillon déjà tracé par les Nations Unies, il ne reste plus à semer et à récolter.

C'est dans cette optique que le RÉMEDD compte accompagner les pouvoirs publics et privés dans la réalisation de ces objectifs. Il a pour finir souhaiter que le lancement de ces activités soit à l'aune de la réalisation des ODD au Togo.

Le premier responsable de l'OTM (Observatoire togolais des médias), Aimé Ékpé a formulé le voeu que ce lancement soit celui d'un travail efficace dans l'accompagnement en vue de la réalisation des ODD.

Lançant officiellement les activités du RÉMEDD, le président intérimaire de la HAAC (Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication), Octave Olympio, s'est réjoui de ce que cette initiative cadre avec celles des pouvoirs publics et précisément le gouvernement togolais.

Il a convié les membres à un travail inlassable pour l'atteinte des objectifs du réseau et veut croire que ceci constituera le point de départ de l'accompagnement des médias dans l'atteinte des ODD.

Porté sur les fonts baptismaux le 28 Avril 2017, le Réseau des Médias Engagés pour le Développement Durable (RÉMEDD), par une cérémonie organisée ce jour à Lomé a lancé officiellement ses activités. Il s'agira, selon la présentation faite, de travailler sur les 17 ODD (Objectif du Développement durable) pour aider à éliminer la pauvreté et la faim dans le monde.

Le RÉMEDD se veut un regroupement de plus de 200 médias engagés à accompagner les secteurs public et privé dans la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) à l'horizon 2030 au Togo, l'un des pays pilotes du programme porté par les Nations Unies.

Isidor Akollor, président du RÉMEDD, a indiqué que le problème de développement durable préoccupe tous les acteurs surtout la Communauté internationale.

Il a fait l'historique des ODD. Les ODD étant donc un sillon déjà tracé par les Nations Unies, il ne reste plus à semer et à récolter.

C'est dans cette optique que le RÉMEDD compte accompagner les pouvoirs publics et privés dans la réalisation de ces objectifs. Il a pour finir souhaiter que le lancement de ces activités soit à l'aune de la réalisation des ODD au Togo.

Le premier responsable de l'OTM (Observatoire togolais des médias), Aimé Ékpé a formulé le voeu que ce lancement soit celui d'un travail efficace dans l'accompagnement en vue de la réalisation des ODD.

Lançant officiellement les activités du RÉMEDD, le président intérimaire de la HAAC (Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication), Octave Olympio, s'est réjoui de ce que cette initiative cadre avec celles des pouvoirs publics et précisément le gouvernement togolais.

Il a convié les membres à un travail inlassable pour l'atteinte des objectifs du réseau et veut croire que ceci constituera le point de départ de l'accompagnement des médias dans l'atteinte des ODD.

Par Souleymane Diam Sy

Plus de deux ans après l'adoption des Objectifs de développement durable (Odd), de nombreux pays cherchent à assurer le suivi, l'évaluation et leur mise en œuvre. C'est dans ce cadre que s'inscrit la mise en place d'un groupe de travail régional dont l'objectif est de partager les expériences.

L'harmonisation de la production des indicateurs de suivi des Objectifs de développement durable (Odd) constitue une préoccupation des Etats membres de l'Observatoire économique et statistique des pays d'Afrique subsaharienne (Afristat). C'est toute la pertinence du projet d'appui au suivi des Odd en Afrique (Sodda), une initiative du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères à travers Expertise France en faveur de l'amélioration des capacités des systèmes statistiques des pays francophones d'Afrique. Ce projet pour lequel les écoles de statistiques africaines sont parties prenantes vise à rassembler les acteurs de la communauté statistique d'Afrique francophone afin qu'ils développent une réflexion intégrée sur les indicateurs de suivi des Odd.

Pour mettre en œuvre ce projet, Afristat et Expertise France ont mis en place un groupe de travail régional lancé hier à Dakar. Abdou Diouf, le directeur de l'Ecole nationale de la statistique et de l'analyse économique (Ensae), a expliqué que cette rencontre vise à partager les expériences de six pays pilotes (Bénin, Burundi, Cameroun, Mali, Tchad et Togo) membres d'Afristat. Il s'agit d'analyser les avancées, de relever les contraintes ainsi que les défis dans chaque pays, a-t-il dit. Cette rencontre est aussi une occasion de préparer les étudiants en statistiques à la prise en compte de l'ensemble des dimensions relatives aux Odd. Sur la mise en œuvre de ces Odd, il soutient que les situations restent disparates selon les pays. Si certains ont des informations statistiques plus avancées, tel n'est pas le cas pour d'autres, précise le directeur de l'Ensae.

Caroline Guidemann, chargée de projets Pôle statistique et politiques économiques au Département développement économique d'expertise France, souligne que l'enjeu est d'assurer le suivi, l'évaluation et la mise en œuvre des Odd. Ce groupe de travail vise, selon elle, « à instaurer un cadre qui va nourrir une réflexion sur l'harmonisation de ces indicateurs de suivi dans les pays africains notamment à travers Afristat ». Elle a magnifié les avancées notées dans certains pays en matière de gouvernance, de paix, de sécurité, de stabilité, dans la lutte contre la corruption, etc. Le Sénégal est, soutient-elle, « un très bon élève dans le domaine de la production des données statistiques », car ayant déjà fait un état des lieux sur les indicateurs de suivi des Odd. Pour relever les défis, a-t-elle estimé, l'harmonisation des données des systèmes statistiques nationaux demeure une nécessité ainsi que la définition des priorités dans les interventions.

Par Souleymane Diam Sy

Plus de deux ans après l'adoption des Objectifs de développement durable (Odd), de nombreux pays cherchent à assurer le suivi, l'évaluation et leur mise en œuvre. C'est dans ce cadre que s'inscrit la mise en place d'un groupe de travail régional dont l'objectif est de partager les expériences.

L'harmonisation de la production des indicateurs de suivi des Objectifs de développement durable (Odd) constitue une préoccupation des Etats membres de l'Observatoire économique et statistique des pays d'Afrique subsaharienne (Afristat). C'est toute la pertinence du projet d'appui au suivi des Odd en Afrique (Sodda), une initiative du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères à travers Expertise France en faveur de l'amélioration des capacités des systèmes statistiques des pays francophones d'Afrique. Ce projet pour lequel les écoles de statistiques africaines sont parties prenantes vise à rassembler les acteurs de la communauté statistique d'Afrique francophone afin qu'ils développent une réflexion intégrée sur les indicateurs de suivi des Odd.

Pour mettre en œuvre ce projet, Afristat et Expertise France ont mis en place un groupe de travail régional lancé hier à Dakar. Abdou Diouf, le directeur de l'Ecole nationale de la statistique et de l'analyse économique (Ensae), a expliqué que cette rencontre vise à partager les expériences de six pays pilotes (Bénin, Burundi, Cameroun, Mali, Tchad et Togo) membres d'Afristat. Il s'agit d'analyser les avancées, de relever les contraintes ainsi que les défis dans chaque pays, a-t-il dit. Cette rencontre est aussi une occasion de préparer les étudiants en statistiques à la prise en compte de l'ensemble des dimensions relatives aux Odd. Sur la mise en œuvre de ces Odd, il soutient que les situations restent disparates selon les pays. Si certains ont des informations statistiques plus avancées, tel n'est pas le cas pour d'autres, précise le directeur de l'Ensae.

Caroline Guidemann, chargée de projets Pôle statistique et politiques économiques au Département développement économique d'expertise France, souligne que l'enjeu est d'assurer le suivi, l'évaluation et la mise en œuvre des Odd. Ce groupe de travail vise, selon elle, « à instaurer un cadre qui va nourrir une réflexion sur l'harmonisation de ces indicateurs de suivi dans les pays africains notamment à travers Afristat ». Elle a magnifié les avancées notées dans certains pays en matière de gouvernance, de paix, de sécurité, de stabilité, dans la lutte contre la corruption, etc. Le Sénégal est, soutient-elle, « un très bon élève dans le domaine de la production des données statistiques », car ayant déjà fait un état des lieux sur les indicateurs de suivi des Odd. Pour relever les défis, a-t-elle estimé, l'harmonisation des données des systèmes statistiques nationaux demeure une nécessité ainsi que la définition des priorités dans les interventions.

Photo: Wikipedia

Une Urne

Par Kader Patrick Karantao

Les Egyptiens iront aux urnes, du 26 au 28 mars prochain, pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2018. L'annonce a été faite cette semaine par l'Autorité nationale des élections, pilotée par Lachine Ibrahim, pour qui le scrutin sera « indépendant », « neutre » et « intègre ». Mais les observateurs les plus avisés savent bien que les jeux sont déjà faits, surtout en présence du maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui devrait être candidat à sa propre succession.

Sauf un véritable coup de théâtre, voire un miracle au pays des pharaons. La future élection présidentielle, la troisième du genre depuis le printemps arabe de 2011, semble déjà même verrouillée par le chef de l'Etat égyptien, dont la réélection ne fait déjà l'ombre d'aucun doute. Il tient le pays d'une main de fer, et gare aux opposants qui lorgnent son fauteuil.

Des candidats déclarés à la présidentielle l'ont appris à leurs dépens, tant ils ont déjà reçu des bâtons dans leurs roues. Le célèbre avocat-défenseur des droits de l'Homme, Khaled Ali, candidat en 2012, qui avait annoncé son intention de briguer la magistrature suprême, a été récemment condamné à trois mois de prison pour « atteinte à la décence publique ». Bien vrai qu'il a fait appel du verdict, mais la candidature de cette figure de gauche parait incertaine.

Son péché, c'est d'avoir fait un geste obscène de la main après avoir obtenu le blocage en justice du projet d'Al-Sissi de rétrocéder à l'Arabie Saoudite les îles de Tiran et de Sanafir, sises en mer Rouge. Un crime de lèse-majesté qui méritait châtiment ! Le colonel Ahmed Konsowa a aussi connu le malheur, après avoir affiché publiquement ses ambitions présidentielles.

Il a été interpellé peu après et condamné, en décembre dernier, à six ans de prison pour « comportement nuisant aux exigences du système militaire ». Que dire de l‘ancien Premier ministre égyptien, Ahmed Chafiq, autre concurrent expulsé des Émirats Arabes Unis, où il était en exil, vers Le Caire, début décembre ? Il a jeté l'éponge, une fois au bercail, soutenant n'avoir pas le profil de l'emploi, comme s'il avait subi une pression du palais présidentiel. Une opération d'élimination des potentiels candidats au trône semble donc en marche, certainement au profit de l'homme fort du Caire.

Al-Sissi travaillerait, pour d'aucuns, à baliser le terrain, de sorte à écarter tout danger sur son chemin. Et c'est la raison pour laquelle certains analystes n'hésitent pas à dire, avec juste raison, que le président égyptien n'aura pas affaire à une vraie adversité. Même si d'autres challengers venaient à se présenter, ils ne seront que pures marionnettes.

On allait penser le contraire si Al-Sissi ne régnait pas en maître absolu sur l'Egypte, avec le soutien indéfectible de ses frères d'armes. Le respect des droits humains n'est pas une réalité en terre égyptienne, à en croire un rapport de l'ONG Humans Rights Watch datant de septembre. La torture et les arrestations arbitraires sont les méthodes privilégiées pour réprimer les contestataires ou les « ennemis » du régime, soucieux de voir plus de liberté.

Les militants de la société civile et les opposants ne diront pas le contraire. C'est la première tache noire du pouvoir d'Al-Sissi qui gouverne pourtant dans un contexte post-insurrectionnel. L'autre souci, c'est la grave crise économique dans laquelle se trouve l'Egypte, un pays aux potentialités avérées. Signe de cette banqueroute, la banque centrale égyptienne a décidé depuis 2016 de laisser flotter la devise nationale, la livre, sans parvenir pour autant à stopper l'inflation qui tournait autour de 32 % la même année.

Si Al-Sissi réussissait à se maintenir au pouvoir, ce qui se dessine d'ailleurs, il devrait soigner sa gouvernance pour espérer un avenir radieux pour sa chère patrie. En Afrique, l'Egypte est un géant qui doit mériter son nom et imposer le respect, au lieu de continuer à paraître comme une terre aux mains d'un despote.

Le chef des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, accuse les forces de sécurité congolaise d'avoir empêché les équipes de la Monusco d'effectuer des patrouilles lors de la marche du 31 décembre. Il l'a dit ce mardi devant le Conseil de sécurité. Il demande à la RDC de mener des enquêtes. Il souligne que la situation en RDC reste « fragile » à cause des retards dans l'application de l'accord politique signé il y a un an.

Le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé mardi à Kinshasa « des enquêtes » sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils.

Il est essentiel que les autorités nationales compétentes diligentent les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l'homme

Il a aussi « déplor(é) les entraves » au travail des Casques bleus ce jour-là par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo.

D'après l'ONU et la nonciature apostolique, au moins cinq personnes sont mortes dans la dispersion de marches organisées le 31 décembre à l'appel de laïcs proches de l'Eglise qui demandaient au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu'il quitterait le pouvoir et ne se représenterait pas.

Selon la nonciature, 134 paroisses ont été encerclées et cinq messes interrompues le 31 décembre. « La situation politique reste extrêmement fragile » et « la situation sécuritaire des plus préoccupantes », a souligné Jean-Pierre Lacroix. « Le dialogue reste la seule voie » pour sortir le pays de la crise, a-t-il ajouté, mettant en garde contre tout nouveau retard du calendrier électoral.

L'ambassadeur français à l'ONU François Delattre a « fermement condamné les violences » commises par les forces de sécurité et a appelé à « une application effective » du calendrier électoral.

Sur la même ligne, son homologue ivoirien Bernard Tanoh-Boutchoue a appelé tous les acteurs en RDC à « la retenue » et à « éviter les manifestations violentes ».

■ Des membres de la Cenco en déplacement à Brazzaville

Une délégation de la Conférence des évêques de RDC (la Cenco) a traversé le fleuve mardi 9 février pour être reçue à Brazzaville par le président Denis Sassou Nguesso, actuellement à la tête de la CIRGL et aussi en charge du suivi de l'accord-cadre pour la paix et la sécurité en RDC.

Huit jours après la répression de la marche du 31 décembre initiée par les laïcs catholiques, la Cenco, déjà critiquée par la majorité présidentielle pour son soutien aux manifestants, insiste sur le fait que la situation qui prévaut en RDC n'est pas à prendre à la légère.

C'est la troisième rencontre entre la Cenco et le président Sassou Nguesso depuis un an. Et cette fois, l'initiative en revient aux évêques. L'abbé Donatien Nshole, leur porte-parole, s'est exprimé à l'issue de l'entretien. Pour lui, il ne faut pas sous-estimer la situation, et dans ce contexte de crise, les voisins de la RDC ont un rôle à jouer, pour « satisfaire les aspirations du peuple congolais » et ainsi éviter le pire.

« Si on ne fait pas attention, si on prend à la légère la situation, on risque de vivre le pire, c'est pour prévenir. »

Aux yeux de la Cenco, le nouveau calendrier électoral qui prévoit une présidentielle fin 2018 est « tenable ». Mais pour que ces élections soient crédibles et sortir durablement de la crise, il faut assainir le climat politique... et prendre les mesures prévues dans l'accord de la Saint-Sylvestre. C'est aussi ce que réclamaient les manifestants le 31 décembre. Un message auquel le président Sassou ne serait pas resté insensible, selon le porte-parole de la Cenco. « Il a dit qu'il ne se comporterait pas comme s'il ne voyait pas venir les choses, donc ce qui est en son pouvoir, il le fera. »

De son côté, le président Sassou a délivré un message d'« apaisement » selon son entourage. Le Congo-Brazzaville, tout comme l'Angola, redoute toujours les conséquences qu'aurait chez eux une possible destabilisation de leur immense voisin congolais.

Par Davis R

Quand est-ce que les décisions prises sous la Transition sont applicables et quand est-ce qu'elles ne le sont pas ? C'est la question que se pose par rapport aux propos tenus hier par la ministre de la Justice Rasolo Elise Alexandrine, relatifs notamment à la condamnation de l'ancien président Marc Ravalomanana.

Depuis son accession au pouvoir, le président Hery Rajaonarimampianina a toujours interprété négativement toutes les initiatives de la Transition. Pourtant, hier la ministre de la Justice Rasolo Elise Alexandrine a déclaré qu' « au moment où l'on parle, Marc Ravalomanana est condamné ». « Toutes les décisions de Justice prononcées à Madagascar sont applicables », a-t-elle soutenu.

Jugé par contumace en 2010 pour la tuerie du 7 février, l'ancien président a écopé d'une peine de travaux forcés à perpétuité. La question est donc de savoir pourquoi le régime HVM a attendu 2018, une année électorale pour chercher à tout prix à appliquer cette décision de Justice. Pourquoi Marc Ravalomanana n'a-t-il pas été arrêté et incarcéré dès son retour d'exil ? Bon nombre d'observateurs soupçonnent un acharnement politique visant à écarter le numéro Un de l'Empire Tiko du processus électoral.

Crise. Hier, la ministre Rasolo Elise Alexandrine a incité l'ex-président à respecter la procédure légale et à faire opposition à sa condamnation s'il n'est pas satisfait. « Nous allons lancer incessamment la procédure de notification. Au-delà du délai prévu pour faire opposition, s'il ne réagit pas, nous allons mettre en application la décision du tribunal relative à sa condamnation », a déclaré la Garde des Sceaux.

Une déclaration qui se présente comme une menace d'arrestation à peine voilée contre Marc Ravalomanana. Reste à savoir cependant si une telle mesure va apporter la paix et la stabilité au pays. Le 29 décembre dernier, l'ancien exilé d'Afrique du Sud a déclaré : « Si on m'empêche de me porter candidat à la Présidentielle, le pays risquerait de sombrer dans une crise sans précédente ».

Des manifestations contre la vie chère ont dégénéré lundi 8 janvier en Tunisie, avec la mort d'un jeune homme à Tebourba, dans l'ouest. Ce mardi, on défilait à Tunis, la capitale, pour l'annulation des hausses de la TVA et des contributions sociales. Presque sept ans après le début de la révolution tunisienne, les difficultés socio-économiques sont toujours là. Le ras-le-bol s'installe. RFI est allé à la rencontre de ces mécontents, toujours plus nombreux.

Des manifestations contre la hausse du coût de la vie se sont tenues dans différentes villes du pays. Sept ans après l'éruption de Sidi Bouzid, une frange de la population tunisienne attend toujours l'amélioration de ses conditions de vie.

Dans ce café populaire de banlieue, à une quinzaine de kilomètres de Tunis, la tension est perceptible. Mehel n'hésite pas à pointer ouvertement ce qu'il considère comme responsable de la situation économique critique que traverse le pays : « le gouvernement, la hausse des prix, la mauvaise gestion et la non transparence. S'il y avait un minimum de transparence, on serait prêt à faire des sacrifices. On n'a pas confiance en ceux qui dirigent notre pays. »

Une monnaie dévaluée

Alors que le chômage dépasse désormais les 15 %, Youssef ne cache pas sa colère : « Pourquoi on en est arrivé à ce stade-là ? Parce que les politiciens, ils se sont remplis les poches. »

A quelques kilomètres de là, sur un marché aux frippes, Adel tient pourtant à prendre du recul et à relativiser cette grogne populaire : « Je ne pense pas que ça va se passer comme l'autre fois, la révolution. Mais il y a des tensions. Il va y avoir des gens qui vont partir en Europe en profitant de ces troubles, mais on ne va rien gagner de ces manifestations. On veut se développer, on ne veut pas de retour en arrière. On a fait une révolution pour se développer. » Mais, sept ans après la révolution de jasmin, Inès ne voit pas d'autre issue : « une deuxième révolution. »

La rue attend des annonces concrètes du gouvernement, car depuis 2011, le coût de la vie a augmenté de 35 %, et la monnaie nationale s'est effondrée. Quand un euro valait deux dinars en 2011, il en vaut trois aujourd'hui.

Pourquoi les gouvernements successifs depuis 2011 ont-ils échoué à changer le quotidien des Tunisiens ? Pour Kmar Bendana, professeur d'histoire contemporaine à l'université de la Manouba près de Tunis, « il y a tout une accumulation des anciens problèmes, mais aussi depuis 2011, une classe politique arrivée au pouvoir sans les capacités de changer les choses. »

« Ils sont superficiels, reprend l'enseignante, ils ne sont eux-mêmes pas très conscients de l'ampleur des choses, ils ne travaillent pas comme ils devraient travailler. Nous avons eu huit chefs de gouvernement, 280 ou 290 ministres... Il en est passé du monde depuis 2011 ! Mais ils sont tous là avec des idées de technocrates, alors qu'il faudrait faire de la politique locale, près des gens. Petit à petit, ils ont abandonné, et on en arrive maintenant au retour des anciens de Ben Ali. Sans compter que les gouvernements qui ont été élus, entre autres celui des islamistes, ont lamentablement échoué. On a une administration encore plus inactive qu'avant. Car eux-mêmes dans leurs têtes et dans leurs choix sont très anciens. »

Inflation programmée des denrées de première nécessité

Les manifestants s'insurgent contre les augmentations du 1er janvier, inscrites dans la récente loi de finances. Jallel Hammami, député du Front populaire, a battu le pavé : « Bien entendu, c'est une loi d'austérité. La vie sera très, très difficile et on s'attend à ce qu'il y ait des explosions sociales. Les légumes, les vêtements, les loyers, l'électricité, le transport, tous ces frais-là vont augmenter. »

Le gouvernement affirme que c'est l'unique solution pour redresser une économie en berne. Il insiste sur le fait que plusieurs produits de première nécessité n'ont pas subi de hausses de prix, comme le pain, le couscous, le sucre, les pâtes ou encore les cahiers d'écoliers. Ahmed, pourtant, est désespéré : « La Tunisie est finie. Pas d'argent, pas de travail. La police, si tu fais quelque chose, elle t'envoie en prison. »

La nuit dernière, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, suivies d'affrontements et de dizaines d'interpellations. Hier, un manifestant est mort dans la ville de Tebourba. Une douzaine de policiers ont été blessés. Des bâtiments publics ont été pris pour cible.

Par Maurice Atangana

La proposition imaginée par la cellule d'intelligence économique d'Express Union Sa ne cesse de faire bouger les lignes en cette fin d'année 2017. Selon un communiqué parvenu aux clients du service Express Union Mobile Money il y a quelques jours, il est désormais possible d'acheter via cette application du crédit téléphonique pour recharger son téléphone portable ou effectuer des transferts de crédit en faveur d'un proche. «Du nouveau avec Eu Mobile Money ! Achetez du crédit téléphonique en envoyant le SMS : CREDIT MONTANT CODE SECRET au 8081 ou 8007. Exemple : CREDIT 500 1234», lit-on à travers ce communiqué de la Direction Générale d'Express Union Sa. « Le procédé est simple et pratique. Il suffit que le compte Express Union Mobile Money du client soit approvisionné.

Pour l'option Sms court, il faut envoyer au 8081 ou au 8007 en respectant un espace entre « CREDIT » et le montant, et un autre espace entre le montant et le code secret de votre compte Express Union Mobile Money », explique Yongoua, cadre à Express Union Sa. Il poursuit en faisant que sur n'importe lequel des réseaux de téléphonie mobile où le client est abonné, la transaction est possible. Pour la seconde option d'achat des crédits téléphoniques via Express Union Mobile Money, il est recommandé, à partir de l'entrée dans le menu message du téléphone portable, de mentionner :CREDIT(un espace), puis inscrit le montant en chiffre puis, après un second espace, envoyer aux numéros suivants :677 11 71 48 (Mtn),696 63 08 12 (Orange),661 02 61 42 (Nextel).

Recourir à l'application Androïde téléchargeable du Google Play Store

Toujours dans le cadre de l'achat du crédit pour recharger un téléphone portable via Express Union Mobile Money, il est judicieux de télécharger l'application Androïde Express Union Mobile Money sur Google Play Store pour suivre une autre démarche qui permet de pouvoir transferer le crédit téléphonique à une tierce personne à partir de votre compte chez EUMM.

Avec cette innovation, Express Union Sa s'affirme comme le principal acteur de cette diversification des canaux de transferts d'argent. Face à la réelle concurrence, Express Union Sa fait partie des agences de transferts d'argent qui se sont rapidement réadaptées. Au-delà de l'activité traditionnelle de l'enseigne commerciale bien connue, Express Union Sa avait déjà entamé des diversifications : constitution d'épargnes, paiement de factures, etc. Par exemple, s'associer aux petits acteurs économiques dont les call-box (revendeurs de crédit de communication), les commerçants, les boutiquiers. EU a ainsi créé un vaste réseau de franchisés et distributeurs du service Express Union Mobile Money. La chaîne est déjà formée de plus de 6000 intervenants. La nouvelle donne intègre les avantages du réseau ancien, comme la proximité. Elle ajoute aux formules traditionnelles les modalités apportées par le mobile money et la téléphonie. Avantage non négligeable pour le géant du secteur, jusqu'ici en tout cas, qui s'appuie sur son ancienneté et la densité de son réseau. Il peut donc compter sur son important réseau, déjà mis en commun avec les points de vente d'Emi Money et désormais avec les agences de la Société camerounaise d'équipement (SCE), les stations d'essence et ses milliers de franchisés et distributeurs.

Par R.edmond.

La retro caméra un outil de surveillance discret mais efficace.

Après le succès des « smartwatches » et des caméras sport waterproof, « Sourc'In » lance la caméra rétroviseur qui peut s'utiliser pour une meilleure sécurité routière.

On connaît surtout les grandes technologies par les grandes marques d'automobile dans le monde. Pour Madagascar où le parc automobile est majoritairement constitué de voitures d'occasion importées notamment d'Europe, les propriétaires sont obligés d'acheter des matériels en option pour les équiper.

Prévention. C'est justement pour satisfaire à ces besoins spécifiques que la société « Sourc'In » a décidé d'innover en mettant sur le marché la caméra rétroviseur. La Caméra « Sourc'In MX 1 », puisque c'est son nom est en effet destiné à de multiples usages. Le dispositif est doté de deux caméras qui s'installent à l'avant et à l'arrière de la voiture. Le tout relié à un écran qui peut à la fois faire office de rétroviseur et d'instrument de visionnage d'images enregistrées. « La caméra avant peut enregistrer les événements qui se passent devant la voiture. En cas d'accident les images enregistrées peuvent servir de preuve de la circonstance dudit accident » explique un responsable de « Sourc'In ». Une manière d'indiquer que ce genre de caméra rétroviseur peut être utilisé comme outil de prévention en matière de sécurité routière. Pour les entreprises de transports de marchandises ou en commun, la caméra « Sourc'In MX 1 » peut aussi servir d'outil de contrôle des itinéraires des voitures. Il s'agit dans ce cas d'une alternative au GPS.

Révolutionnaire. Pour les taxis-brousse, la « Sourc'In MX 1 » peut également servir de caméra de surveillance des passagers qui sont à, l'arrière de la voiture. Cette caméra rétroviseur révolutionnaire peut être équipée d'une carte mémoire de 32 Go permettant de stocker les images qui sont bien évidemment effaçables en cas de besoin. Côté prix (voir encart publicitaire par ailleurs) « Sourc'In » affiche un tarif promotionnel avantageux de 120.000 ariary l'unité. « Notre premier objectif est de permettre aux automobilistes de se doter d'outil efficace, en matière de sécurité routière » explique le responsable de « Sourc'In » qui n'est d'ailleurs pas à son premier coup d'essai en matière de distribution d'appareil de haute technologie à bon marché. On rappelle sur ce point le succès des « Smartwatch » et des caméras de sport « Waterproof ».